SYPHILIS DKS CHEVAUX ET ACCIDENTS NERVEUX QU'ELLE DÉTERMINE
Il nous a paru intéressant de donner ici, en c[uelques mots, la description de la maladie vénérienne des chevaux appelée aussi maladie du coït, syphilis, épizootie chancreuse, vérole, maladie vénérienne nerveuse. Sous ce nom, les vétérinaires ont décrit une maladie qui offre la plus grande analogie avec la syphilis et qui est toujours accompagnée d’accidents nerveux à sa dernière période. Cette affection se transmet par l’accouplement; elle n’attaque, selon MM. Bouley et Reynal, que la jument et l’étalon, et jamais les hongres.
Elle débute par une tuméfaction du fourreau plus ou moins inflammatoire et par l’engorgement des ganglions lymphatiques de l’aine et de l’auge. Chez quelques sujets il y a une éruption passagère sur la verge et une irritation du méat urinaire que quelques observateurs ont décrite comme constante. Cette première période peut échapper à l’observation. A une époque plus avancée, c’est-à-dire quelques semaines après, on observe des tumeurs cutanées, multiples, siégeant en premier lieu sur la croupe et résidant dans le derme. Elles sont circulaires et d’un diamètre de 3 à 9 centimètres. C’est là la seconde période de la maladie. Celte affection se propagerait par contagion, par le coït, d’après la plupart des vétérinaires; les malades vigoureux et bien nourris résistent à