‹ Des affections nerveuses syphilitiquesChapitre 9 sur 61 · SYPHILIS DES CHEVAUX · texte numérisé non relu

SYPHILIS DES CHEVAUX

la maladie, tandis que ceux qui se trouvent dans des conditions contraires, succombent rapidement.

Quelquefois, il y a de la fièvre; mais dans tous les cas il y a de l’abattement, de la nonchalance, un état comateux, de la décoloration des muqueuses et des phénomènes généraux qui dénotent une viciation du liquide sanguin. Quelquefois il y a des plaques foncées sur la verge.

Chez les juments, quelques jours après la saillie, les lèvres de la vulve se tuméfient, et bientôt paraissent des taches roussâtres, lie de vin, semblables à celles du pénis de l’étalon. L’avortement a souvent lieu dans cette période. 11 serait habituel, selon Hertwig (de Berlin), vers le quatrième ou le troisième mois. Le petit nombre de juments qui vivent jusqu’au terme de la gestation ne produisent que des poulains maigres et faibles qui meurent au bout d'un temps très-court.

A cette époque survient chez la jument la deuxième période de la maladie avec les tumeurs sous-cutanées.

A partir de ce moment, la marche de l’affection est identique chez la jument et chez l’étalon. La débilité générale augmente; les forces musculaires sont déprimées; le train postérieur devient surtout faible, et les progressions chancelantes; puis apparaissent des symptômes de paralysies partielles : un membre ou un muscle seul peut être frappé d’inaction. Les membres postérieurs sont surtout frappés d'inertie; le membre droit l’est de préférence, dit-on, au gauche; souvent même il y a des attaques d’épilepsie. La langue, une oreille, une lèvre, une des paupières peuvent se paralyser; la sensation est conservée; la mort est la règle à celte période. La guérison peut s’obtenir avec persistance de la paralysie d’un membre.

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