‹ Des affections nerveuses syphilitiquesChapitre 23 sur 64 · PARALYSIE DES NERFS SENSORIADX · texte numérisé non relu

PARALYSIE DES NERFS SENSORIADX

Ces paralysies ne rentrent pas, à proprement parler, dans los paralysies du mouvement ; elles se rapprochent plutôt des névix)ses du sentiment, puisqu'elles sont constituées par l'abolition des sensations spéciales. Mais le nom de paralysie leur est généralement consacré, et nous croyons bien ft^îre de les rapprocher des

ii8 PREMIÂRB PARTIE. — SYPHILIS DU SYSTÈME NERVEUX*

paralysies qui précèdent, sans attacher du reste aucune importance à la place que nous leur assignons.

11 n'y a que deux sens dont la paralysie paraisse avoir été observée isolément^ sous Tinfluence de la syphilis^ sans lésion appréciable soit des centres nerveux^ soit des nerfs de sentiment propre qui président au libre exercice des sens, ce sont rouie et la vue. Les troubles de Toifaction et du goût ne se rencontrent que comme symptômes d'affections plus complexes et seront étudiés en leur place, encore les cas où les lésions appréciables font défaut ne paraissent-ils constituer que l'exception. Nous pouvons en dire autant de la sensibilité tactile ; nous avons déjà rencontré Tanesthésie succédant à une névralgie chez un malade de M. Piogey (i). Nous aurons encore à signaler quelques cas rares d'anesthésie ou d'analgésie survenant concurremment avec d'autres symptômes nerveux. Quant à la paralysie de l'ouïe et de la vue, nous allons en dire quelques mots.

§ 1. Cophose.

Astruc déjà a signalé parmi les symptômes de la syphilis divers troubles fonctionnels de l'ouïe, tels que bourdonnements, sifflements, tintements d'oreilles. Van Swieten, Dehaen, Stork, HM. Lagneau , Gibert ont cité des exemples de surdité attribuables au virus syphilitique ; H. Trousseau admet la surdité sous la dépendance directe ou indirecte de la syphilis; Thomas Spence en a fait un symptôme de la syphilis secondaire; Hunter a vu également la syphilis secondaire produire une surdité complète et s'accompagner d'une vive douleur d'oreille. Enfin Kaula , Bonnet ont rapporté un certain nombre de cas de surdités syphilitiques. Mais l'examen attentif de ces faits nous montre que^ conformément à l'opinion de Bonnet et de Kaula , ces surdités ne sont presque jamais essentielles, et que, comme le pense Kramer, l'action directe du virus syphilitique sur le nerf auditif est encore à prouver ; que, presque toujours , on peut reconnaître l'existence d'une lésion de voisinage, d'une compression exer-

(1) Obs. 22. — Chez le sujet de.robseryaUon 15, la sensibilité devint obtme dans la moitié droite de la face.

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