‹ Des affections nerveuses syphilitiquesChapitre 41 sur 64 · ECT. 11. CHAP. IV. — ÉTIOLOGIE · texte numérisé non relu

ECT. 11. CHAP. IV. — ÉTIOLOGIE

le raiDollissement. En effets nous ne comptons que 12 décès sur 51 malades ; mais nous nous garderons bien de considérer comme guéris les 39 autres malades. Dans -le plus grand nombre des cas, nous croyons que ce qu'on appelle guérison n'est qu'une de ces rémissions surprenantes dont nous venons de parler; nous sommes persuadés que la guérison définitive est rare^ que les malades ne se maintiennent dans un état de santé à peu près normal que par l'usage presque constant des antisyphiiitiques, et en lisant nos observations^ on partagera cette opinion. On y verra, en effet, un grand nombre de cas dans lesquels la simple interruption du traitement pendant quelques jours a suffi pour ramener tous les accidents; on y verra aussi des malades qui, depuis des années^ sont astreints à se tenir, pour ainsi dire, constamment sous l'influence de l'iodure de potassium. On verra enfin qu'il est des malades qui ont payé de leur vie la cessation prématurée du traitement.

La mort, lorsqu'elle survient, est presque toujours le résultat d'un travail inflammatoire dans les centres nerveux, ou du travail d'évolution pathologique des exsudais. Dans le plus grand nombre des cas d'autopsie, nous voyons en effet des ramollissements, des épanchements qui rendent compte des phénomènes aigus qui sont venus brusquement terminer la vie des malades. Deux fois cependant, la mort, non précédée de symptômes aigus, a paru produite par la seule compression du cerveau. Ajoutons enfin que le siège de la lésion n'est pas sans influence sur la terminaison de ces affections et surleur marche plus ou moins rapide.

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