‹ Des affections nerveuses syphilitiquesChapitre 56 sur 64 · X. — Les névroses du sentiment comprennent la rhumatal · texte numérisé non relu

X. — Les névroses du sentiment comprennent la rhumatal

gie , la céphalée , la névralgie , Vanesthésie et la paralysie des organes des sens.

XL — Les névroses du mouvement comprennent : les convulsions générales pouvant simuler Tépilepsie et Téclampsie; les convulsions partielles pouvant simuler rhémichorée, etc..

XIL — Elles comprennent encore des paralysies générales ou partielles.

XIIL — Les névroses de Tintelligence se rapprochent de la lypémanie ou de la monomanie {syphilophobié).

XIV. — La rhumatalgie marque souvent le début de la syphilis constitutionnelle; elle peut occuper toutes les régions du corps^ spécialement la tête^ le voisinage des articulations et les masses musculaires.

XV. — Elle est moins constamment nocturne que ne le sont les douleurs ostéocopes.

XVL — Ces dernières siègent le plus souvent à la tête; elles constituent un phénomène tertiaire par excellence.

XVIL — L'insomnie^ fréquente chez les enfants atteints de syphilis héréditaire, pourrait bien tenir à Texistence de ce genre de douleurs.

XVIIL — Les variétés les plus fréquentes de la névralgie syphilitique sont : la névralgie trifaciale, la gastralgie^ la sciatique.

XIX. -- Elles se manifestent le plus ordinairement dans le cours et vers le déclin de la période secondaire.

XX. — Lorsqu'elles surviennent plus tard, on doit en général les rattacher à une lésion organique (1).

XXI. — Vanesthésie ne parait pas exister comme seule manifestation nerveuse due à la diathèse syphilitique.

XXII. — La paralysie des organes sensoriaux existe très-rarement sans lésion appréciable.

XXIII. — Les convulsions générales qui simulent l'épîlepsie reviennent par accès précédés de vertiges et accompagnés de perte de connaissance.

XXIV. — Elles se distinguent de Tépilepsie : 1*» en ce que les

accès sont précédés de céphalée pendant un temps plus ou moins

(1) Voir page 77.

long; 2"* par Tapparition de la première attaque dans Tàge adulte et même plus tard ; 3"* par Tabsence des causes ordinaires de répilepsie; 4° par la guérison prompte et définitive survenant sous l'influence d'un traitement spécifique bien dirigé (1).

XXV. — Les convulsions générales simulant Téclampsie se rencontrent quelquefois chez les enfants atteints de syphilis congéniale. L'existence de cette dernière servira à spécifier la na-* ture des convulsions.

XXVL — Aucun fait clinique ne nous autorise à admettre Texistence d'un tétanos ou d'une catalepsie syphilitiques.

XXVIL — Les paralysies généralisées paraissent rentrer daDs la paralysie générale décrite par HH. Brierre de Boismont et Duchenne de Boulogne^ afiection dont Tétiologie est loin d'être complètement connue.

XXVUl. — Elles s'accompagnent souvent d'atrophie.

XXIX. — Les paralysies partielles sont habituellement des paraplégies ou une paralysie isolée d'un membre ou d^une seule branche nerveuse.

XXX. — Les affections nerveuses sans lésion appréciable peuvent survenir à toutes les périodes de la syphilis.

XXXL — On peut toutes les rattacher à un trouble de la circulation ou à une altération spéciale du liquide sanguin.

XXXIL — La chlorose syphilitique admise par les anciens^ décrite par M. Ricord^ et prouvée par les analyses chimiques de M. Grassi^ parait déterminer parfois quelques-unes de ces affections, en particulier certaines névralgies.

XXXIU. — La cachexie ; période ultime de la syphilis^ ne donne que rarement lieu à ces affections; elle s'accompagne plutôt de lésions organiques.

XXXIV. — Les altérations matérielles/ dépendant de l'action du virus syphilitique sur le système nerveux^ consistent tantôt en un simple trouble de la circulation (congestion^ anémie]^ tantôt dans l'inflammation ou le ramollissement du tissu nerveux (méningite^ encéphalite^ ramollissement^ rétinite], tantôt dans la formation^ au sein de ce tissu, de dépôts plastiques

(1) Voir page 98.

qui lé compriment et troublent ses fonctioiis (indurations^ gommes^ exsudats sur les membranes oculaires).

XXXV. — La congestion et l'anémie portent plus spécialement sur les centres nerveux .

XXXVI. — Elles apparaissent surtout dans le cours et vers le déclin de la période secondaire.

XXXVII. — Les manifestations symptomatiques auxquelles elles donnent lieu consistent en vertiges^ étourdissements^ perte de connaissance; quelquefois elles provoquent des donvulsions^ des accès épileptiformes. Elles peuvent laisser aprëà elles des paralysies plus ou moins étendues^ plus ou moins persistantes, ou des troubles intellectuels.

XXXVIIL — Elles se reconnaissent à la rapidité de leur apparition et de leur disparition^ et à la fréquence de leurs récidives^ lorsque aucun traitement spécifique n'intervient.

XXXIX. — Elles constituent parfois rafiection nerveuse tout entière; souvent elles ne font que précéder des altérations plus persistantes ou plus profondes de la substance nerveuse.

XL. — Le diagnostic différentiel de Tanémie et de la congestion cérébrales repose plutôt sur des données fournies par Tétat général et les résultats thérapeutiques que sui* leur symptomatologie.

XLl. — V inflammation et le ramollissement ont aussi pour siège plus spécial les centres nerveux. Ils intéressent de préférence les portions les plus vasculaires de ces organes.

XLII. — Ces affections appartiennent le plus ordinairement à la période secondaire tardive ou période de transition.

XLIII. — - Leur début est parfois assez brusque pour simuler une hémorrhagie cérébrale.

XLIV. — Leur symptomatologie diffère en général fort peu de celle des affections inflammatoires reconnaissant toute autre cause.

XLV. — Leur marche, au contraire, est généralement plus lente, leur durée toujours longue, à moins qu'on ne fasse intervenir un traitement spécifique. Dans quelques cas à marche franchement aiguë, le traitement antiphlogistique a paru indiqué.

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