SES COS
encore plus loin : Posner, Senator, Marcacci, admettent que toutes les urines peuvent contenir de l’albumine. C’est là une question de chimie pure sur laquelle nous reviendrons à propos du diagnostic. Bertrand, dans sa thèse, n’est pas éloigné d'accepter cette conclusion ; il présente 5 faits, sur lesquels l’albumine existait 5 fois.
En somme, en ne prenant que les chiffres que nous venons de citer, sur un total de 1.544 sujets, 706 sont albuminuriques, c’est-à-dire que 706 personnes bien portantes offrent de l’albumine sous diverses influences. Le chiffre est gros ; le réactif employé peut n’être pas irréprochable ; mais, même en tenant compte de ces causes d’erreur, il reste encore un nombre respectable d’albuminuries chez des sujets sains.
Seulement, sont-ils vraiment sains? Là, est toute la question.
Lês malades observés sont, ou des enfants d’hospice, ou des adolescents, ou des soldats.
Pour les deux premières catégories, la réponse est facile. Tous les enfants examinés sont des enfants d’hospice : les recherches faites à Paris ont porté sur les Enfants- Assistés de la rue Denfert-Rochereau, pris, ilest vrai, en dehors des infirmeries ; mais il est difficile de considérer comme absolument sains des enfants pour la plupart abandonnés après avoir vécu dans des intérieurs misérables, et qui, surtout à l’époque où Capitan, Châteaubourg et Leroux ont pratiqué leurs examens, ne se trouvaient pas
précisément dans les meileures conditions hygiéniques ;