‹ Des Albuminuries IntermittentesChapitre 6 sur 12 · ALL JE · texte numérisé non relu

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première place. On est alors en présence d’une vraie néphrite -

dont la symptomatologie propre marque la vraie nature des accidents. C’est une véritable « asystolie à forme rénale » comparable à l’asystolie à forme hépatique de Hanot et

Dumont.

Quand le cœur n’est pas en cause, d’autres influences

peuvent provoquer l’abaissement de tension et le ralentissement circulatoire. Ces conditions déjà étudiées par Cl. Bernard, ont été de nouveau examinées par Capitan. Cet auteur, ajoutant quelques données nouvelles à celles que lon possédait, a pu produire l’albuminurie par différents moyens qu'il classe ainsi :

1° Excitations nerveuses : .

Excitations du bulbe (centre de CI. Bernard);

Excitations des circonvolutions ;

Excitations de la moelle ;

Excitations des nerfs ;

Excitations sensorielles (nerfs auditif, olfactif, optique);

Excitations des plexus abdominaux (irritation péritonéale); | Dans tous ces cas, il s’agit en dernière analyse de réflexes vaso-moteurs : l'excitation centripète d’un nerf, ou l'irritation des centres (cerveau, bulbe, moelle), amenant la vaso-dilatation dans le rein.

Re Excitations de l’intestin ;

3° Excitations cutanées, électrisation, etc ;

D Vue

4° Hypothermie agissant par la congestion viscérale qu’elle provoque ;

0° Asphyxie, mécanisme complexe dans lequel l’accumulation de O ® paraît jouer le principal rôle.

Mais il est hors de doute que ces excitations, au moins quand elles sont légères, ne produisent pas l’albuminurie chez tout le monde. Nous avons fait sur nous quelques expériences qui le prouvent. Capitan, Chateaubourg, ont vu l’albuminurie manquer après des fatigues, des bains froids etc. La conclusion, c’est qu’il faut une condition spéciale, qui ne doit exister que chez certains sujets : cette condition, cette prédisposition plutôt, nous paraît être l’hérédité. |

La notion de l’hérédité de brightisme est de date assez récente. Cependant elle est basée sur des faits quisemblent

certains.

D'abord, il faut tenir compte de l’hérédité goutteuse. Celle là n’est pas niable. Il n’y a en effet pas de raisons, pour que la goutte, maladie héréditaire par excellence, quoiqu on en ait dit, respecte le rein chez les descendants des goutteux. Quelques faits recueillis au hasard dans les auteurs, le démontrent : nous empruntons ceux qui suivent à Lecorché et Talamon, Méd. moderne, n° 38, 1892.

H...., 17 ans, albuminurieintermittente, apparaissant d’abord à propos de légères affections fébriles, puis disparaissant, et enfin devenant quotidienne, maïs ne se montrant que sous l'influence du mouvement. Attaque de goutte franche un an après son appa-

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