CH)*= 8.3 O* = 87.9 C
A la fin de l’électrolyse, la solution positive était nuancée d’une magnifique coloration jaune, tandis que la solution négative était encore incolore. La composition n’avait pas du reste changé .sensiblement ;
Az= 0.4
Mais voici un autre résultat plus remarquable encore et bien digne d’attention ; le compartiment positif a présenté pendant^ tout le cours de l’expérience l’odeur caractéristique de l’essence d’amandes amères, tandis que d’autre part le liquide négatif précipité par la potasse caustique a donné d’abondantes fumées blanches en pré- .sence d’une baguette imprégnée d’acide chlorhydrique, ce qui indique la présence de produits ammoniacaux dont il reste à déterminer la nature par une étude plus approfondie.
Ces résultats ne sont pas sans intérêt. Ils démontrent notamment ce que j’ai annoncé dans un autre travail, à savoir que les phénomènes secondaires qui s’observent au pôle positif rie sont que des combustions provoquées par l’oxygène naissant ; eu d’autres termes que le courant n’a eu réalité qu’une action unique, fondamentale : il décompose un sel ou un acide en denx parties, l’une basique, hydrogène ou métal qui va au pôle négatif, tandis que le reste des éléments de l’acide ou du sel est mis en liberté au pôle positif. Tous les autres phénomènes sont accessoires et n’apparaissent plus dès lors que comme un cas particulier de l’oxydation des matières organiques.'
Pour en revenir à l’atropine, on sait d’après les recherches de Pfeiffer, Kraut, et Ludwig (1) que cet alcaloïde donne entre autres produits de l’acide benzo'ique quand on le traite par un mélange de bichromate de potasse et d’acide sulfurique. On peut en conclure que cet acide ou
{l)AHmltn ier Chmie md Pharmcit, T. 128, p. 275 el Anhim dt Phar- * rniicie, T. 107, p. 129.
peut-être l’essence d’amandes amères est vraisemblablement l’un des générateurs prochains de l’atropine.