HCl = C^H'CIO' -1- HH
glycol monochlorhydrine
On peut arriver du premier coup à éthérifier complètement le glycol en faisant usage de l’acide chlorhydrique naissant que peut produire le perchlorure de phosphore :
C‘H'0‘ -f 2PCP = C*H*Cl* -f- FGl’O* + 2HCI
glycol dichlorhydrine
Pour les éthers brornhydriques et iodhydriques, on emploie le
bromure el l’iodure de phosphore, mais la plupart du temps on pi oduit ce composé dans le sein même de l’alcool à éthérifier ; pour cela, on ajoute du brome ou de l’iode à celui-ci tenant en suspension du phosphore rouge.
Les isomères des éthers à hydracides fournis par la méthode précédente peuvent être obtenus par addition directe des éléments des acides chlorhydrique, bromhydrique, iodhydrique à ceux des carbures d’hydrogène incomplets.
+ HI = G*Hn
acétylène iodbydrale
d’acétylène
Les éthers à oxacides peuvent de même s’obtenir facilement au moyen des acides naissants. Si, par exemple, on fait réagir un mélange d’acétate de soude et d’acide sulfurique sur l’alcool, on obtient du sulfate de soude et de l’éther acétique :
G*tPNaO'' -1- S^H=0« -f CdPO= = G^H^O* -j- S’HNaO® -f H‘0*
acétate de soude ac. sulfurique alcool éther acétique bisulfate de soude
Le procédé employé pour produire ces acides naissants est d’ailleurs indifférent.
Ainsi lorsqu’on fait réagir du chlorure d’acétyle sur l’alcool, il se forme de l’acide chlorhydrique et de l’éther acétique.
G‘H=G10* -f- G^H^O* = HGl + G®H»0*
chlorure d’acétyle alcool éther acétique
C’est même probablement par l’intermédiaire de cette réaction que s’effectue l’éthérificatioii lorsqu’on suit une méthode encore trèsfréquemment employée et qui est basée sur l’action de l’acide chlorhydrique gazeux sur un mélange de l’alcool et de l’acide à combiner. On peut croire que dans ces conditions, l’acide chlorhydrique, réagissant sur l’acide organique, produit un chlorure acide, lequel agit à son tour sur l’alcool.
La combinaison d’un acide et d’un alcool s’effectue quand on (iisiille leur mélange additionné d’acide sulfurique. Celte réaction peut s’expliquer par la formation directe, mais transitoire, d’un
éther acide, l’acide sulfoalcoolique, lequel se dédouble ensuite au contact de l’acide organique.
Une méthode d’éthérification très-avantageuse est d’ailleurs basée sur l’emploi d’un sel sulfoconjugué dérivé de l’alcool à éthérifier. Si, par exemple, on chauffe de l’acétate et de l’éthyl-sulfale de potasse, il se forme de l’éther acétique et du sulfate de potasse :