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EXAMEN MICROSCOPIQUE DES LÉSIONS ATHÉROMATEUSES

Pour bien comprendre le mode de production des altérations athéromateuses, il est bon d’avoir présents â l’esprit quelques détails relatifs à la structure de la membrane interne d’après les travaux les plus récents sur ce sujet. Nous allons les rappeler sommairement.

Celte membrane présente à considérer un derme et un épithélium.

L’épithélium est formé de cellules pâles, parfaitement coniques, à noyau ovalaire, et se détache facilement par larges lambeaux, voire même sous la forme de tubes. Les cellules peuvent aussi se détacher isolément.

Les parties constitutives du derme sont :

1" Des cellules rondes ou des cellules étoilées.

2” Du tissu connectif.

3” Des fibres élastiques.

A l’état normal suivant Langhaas, toujours quelques molécules graisseuses.

Les cellules rondes, qui mesurent de 0"’™,8 à ont

un contour très-marqué ; sont granulées, très-brillantes, et se trouvent réunies par groupes de 2 à /j, à des distances de 0"’“’,008 à

Les cellules, dites étoilées, sont plus volumineuses, elles ont de0“®,15 à 0""",18 de longueur sur 0“"‘,003 à 0”“,001 de largeur. Leur contour est foncé et leur contenu, trés-clair, renferme un ou deux noyaux granulés poncliformes. De ces cellules partent des prolongements dont le nombre varie de 2 à 8 ; à parcours droits, ramifiés, et dont la largeur varie entre O"”", 006 et 0'"“,003. En s’anastomosant entre eux, ces prolongements forment à leur point d’union des espèces de nodosités, et comme leur direction est en général parallèle à l’axe du vaisseau, ils constituent, par leur juxtaposition, des espèces de lamelles striées, au milieu desquelles se trouvent les cellules, qui parfois échappent ainsi à l’observation. Les cellules étoilées qui n’ont pas toutes la même forme, sont triangulaires ou quadrangulaires, suivant le nombre des prolongements qui en parlent. Elles ne se rencontrent surtout, en grande quantité, que chez l’adulte ; chez le nouveau-né ce sont les cellules rondes qui abondent : la membrane interne est plutôt granuleuse que striée.

Le tissu connectif n’est constitué que par de rares fibres.

Il n’en est pas de même du tissu élastique dont la constitution n’offre rien de spécial à considérer.

La graisse y est en gouttelettes éparses au milieu de cîs différents éléments.

Ces dlvei's éléments ne sont pas indifféremment disposés dans a l’épaisseur de la membrane, bien qu’on en rencontre plus ou ,i moins dans toute son épaisseur. Les cellules abondent dans les i parties les plus superficielles, sous l’épithélium, et forment la j couche dite striée par Kolliker ; les fibres élastiques se trouvent surtout vers les couches profondes avoisinant la tunique i moyenne.

L’épaisseur de la membrane interne n’est pas la même à toutes les époques de la vie : à quatre jours, elle mesure 0'”“’,0015 à 0“™,02 d’épaisseur; à vingt ans, de 0"'“‘,03 à 0'"‘",06; à cinquante ans, de 0“‘",08 à 0“'“,12.

La face interne de la membrane, lisse dans le bas âge, alors que la couche interne n’a pas encore revêtu son caractère strié, devient légèrement inégale à partir de seize ans. Cette inégalité s’accuse de plus en plus avec l’âge ; c’est à l’exagération de ces inégalités que sont dues à l’état morbide les plaques qui constituent la première lésion de l’endarlérite noueuse chronique.

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