INFLAMMATION DU SAC LACRYMAL
souËrir. Le 26 févt-ier, il s'est déclaré une dacryocystite aiguë, et le l'"" mars le sac a percé. J'ai supprimé complètement l'atropine, et, à partir de ce moment, les douleurs ont cessé complètement ; la conjonctivite a été arrêtée par le cathétérisme des voies lacrymales et par les collyres astringents ; quant à l'iritis, j'ai dû laisser les synéchies s'établir parce que, à chaque nouvelle instillation du collyre d'atropine, les symptômes inflammatoires augmentaient d'intensité.
Pour résumer ce chapitre, nous croyons utile de faire les remarques pratiques suivantes :
1° L'action toxique et irritante de l'atropine instillée dans l'œil se traduit par une conjonctivite persistante avec développement des fausses granulations, par l'ectfopion et quelques accidents du côté du sac lacrymal ;
2° La persistauce de ces accidents peut entraîner des désordres du côté de la cornée et do l'iris ;
3° L'intoxication générale belladonée peut se produire sous des formes très-graves, surtout chez des personnes âgées ;
4 La persistance d'accidents inflammatoires dans l'œil, ou l'aggravation de ces mêmes symptômes à chaque nouvelle instillation du collyre, doit faire porter l'attention du praticien sm- l'eflet toxique du médicament ;
o" Il est indispensable de suspendre le collyre d'atropine dès qu'on s'aperçoit que les accidents inflammatoires ou nerveux sont occasionnés par ce môdicamentj et d'avoir recours à d'autres médicaments, et au besoin même se contenter d'une simple expectatiou.