‹ Des amblyopies et des amauroses toxiques [electronic resource]Chapitre 7 sur 52 · ATROPHIE DES PAPILLES ALCOOLIQUES · texte numérisé non relu

ATROPHIE DES PAPILLES ALCOOLIQUES

Le nombre considérable d'amblyopies alcooliques que nous avons observées pendant les dix dernières années, ferait supposer que des troubles beaucoup plus graves devraient se produire, lorsque les excès alcooliques auraient pris des proportions démesurées et qu'ils se seraient prolongés indéfiniment.

Il n'en est rien pourtant, au moins si on juge par les faits connus jusqu'à présent. Certainement l'alcoolisme est luie cause de plusieurs affections cérébrales et spinales, et comme tel, il pourra peut-être expliquer la fréquence bien plus grande des affections cérébro-spinales chez les hommes, mais comme cause directe d'atrophies papillaires, le fait n'est pas encore bien démontré et nous n'avons rencontré jusqu'à présentque des cas rares, dans lesquels l'atrophie de la papille était réellement due à l'alcoolisme. Ces atrophies diffèrent un peu des atrophies progressives ataxiques, aussi bien par leur marche que par leur aspect ophthalmoscopique.

Symptomatologie. — Les signés qui caractérisent l'atrophie alcoolique des papilles, diffère un peu de ceux de l'atrophie progressive ordinaire. D'abord la teinte de la papille est moins nacrée ; ensuite les vaisseaux rétiniens, surtout les veines sont très-tortueuses ; puis la marche de la maladie est très-lente, et elle peut rester pendant longtemps stationnaire.

Cette affection est plus souvent le résultat d'une transformation lente et chronique de l'amblyopie alcoolique, que nous avons décrite plus haut, c'est pourquoi on rencontre chez ces malades une grande partie des symptômes de cette affection.

La coïncidence des phénomènes d'amblyopie alcoolique

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