‹ Des amendesChapitre 10 sur 14 · VII. Conclusion · texte numérisé non relu

VII. Conclusion

Nous avons pris connaissance de nos lois et règlements

sur les amendes, de ce système extrêmement compliqué qui écarte l’ouvrier, effrayé par son aridité et par sa langue bu- ne reaucratique rébarbative.

Nous pouvons maintenant revenir à la question posée. … au début, à savoir que les amendes sont engendrées par le capitalisme, c’est-à-dire par un régime social qui divise le

peuple en deux classes, en propriétares de la terre, des machines, des fabriques et des usines, des matériaux et des pro-

visions et en individus ne possédant aucune propriété et ré.

duits par suite à se vendre aux capitalistes et à travailler pour

eux.

En a-til toujours été ainsi? Les ouvriers travaillant pour un patron ont-ils toujours dû lui payer des nn.

pour toute sorte de négligences ?

Dans les petites entreprises, par exemple, ché? e de

tisans ou chez les ouvriers urbains, il n’y a point d’amendes. Là l’ouvrier n’est pas complètement étranger au patron; ils

vivent et travaillent ensemble. Le patron ne pense même pas à appliquer des amendes, parce qu’il surveille lui-même le

travail et peut toujours faire corriger ce qui lui déplaît.

Mais ces petites entreprises et fabrications disparaissent peu à peu. Les artisans et les isolés, de même que les petits paysans, ne peuvent soutenir la concurrence des grandes 7 usines et fabriques et des grands propriétaires qui emploient à

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