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possible pour connaître ces règles, pour apprendre à bien juger des secours accordés sur le fonds des amendes, à les regarder non point comme un cadeau de la part des patrons ou une aumône, mais comme leur propre argent, provenant des retenues effectuées sur leurs salaires, et ne devant être dépensé que pour subvenir à leurs besoins. Les ouvriers ont plein droit de réclamer qu’on leur remette cet argent.
Au sujet de ces règlements, il faut, premièrement, indiquer la façon dont ils sont appliqués, les inconvénients et les abus qui se produisent en ce cas. Deuxièmement, il faut rechercher si ces règlements sont rédigés en toute justice, s'ils défendent les intérêts des ouvriers.
En ce qui concerne l’application des règlements, il faut, avant tout, rappeler l’éclaircissement suivant fourni par le Conseil provincial pour les affaires des fabriques de Pétersbourg: « Au cas où, dans le moment donné, il n’y aurait pas de somme provenant des amendes. les ouvriers ne pourraient présenter aucune réclamation aux administrations des fabriques ».
On se demande comment les ouvriers sauront s’il y a ou non de l'argent disponible provenant des amendes et quelle en est la somme. Le Conseil provincial des fabriques raisonne comme si les ouvriers savaient cela; or, il ne s’est pas donné la peine de faire quoi que ce soit pour informer les ouvriers de l’état du fonds des amendes; il n’a pas fait obligation aux patrons d'afficher l’état de la caisse d’amendes. Le Conseil des fabriques pense-t-il qu'il suffit aux ouvriers de l’apprendre du patron, qui mettra à la porte les solliciteurs faute de disponibilités? Cela serait scandaleux, parce que les pa-
lement ». Ce petit fait nous montre le mensonge impudent que l'inspecteur général des fabriques étale dans son livre destiné à initier les Américains aux règlements des fabriques russes.