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AE NP

(L'Herminier), Rhamnus ellipticus (Swartz) ; f. des Rhamnées (v. Planchon, Stanislas Martin, Bulletin de thérapeutique du 5 août 1879). Iles St-Martin, St-Barthélemy, Martinique. Arbrisseau ou petit arbre qui croit à la Guadeloupe, et dont les parties employées (écorce) forment des cylindres d'un centimètre de diamètre, gris brun, tachetés et ridés dans le sens de l’axe à l'extérieur, lisses à l’intérieur, d’un jaune sale. Pas d’odeur spéciale, saveur amère, d’où le nom de Palo amargo que l’on a donné au Mabit dans son pays d’origine.

D’après MM. Planchon et Stanislas Martin, quand on mâche le Mabit,on a d’abord une sensation amère très-prononcée, qui disparait pour laisser la saveur sucrée du bois de réglisse.

Composition chimique. — Résine jaune foncé, odeur aromatique, saveur très-amère.

On fabrique avec les écorces du bois de Mabit une bière agréable à boire, tonique et diurétique, d’une couleur jaune clair, assez fortement acide et rafraichissante, dont voici la formule :

1 CT OURS AE, MES AEE EEE SEE LS ÿslitres.

Mélasse de sucre decanne. . 1 gramme.

Hodrces de MAbibeh.. md —

(Voir Charles Arnaud, synthèse. Montpellier, juillet 1887.)

HYDRASTIS CANADENSIS L.— Plante d'Amérique. Renonculacées.

Partie usitée.— Souche, 4 centimètres de long sur 6 millimètres de large ; odeur nulle, saveur amère; gris sale au dehors, grisâtre au dedans.

Composition chimique. — Albumine, sucre, matière grasse, ré-

sine, huile volatile, berbérine, hydrastine (cristaux incolores très-

amers), xanthopuccine (cristaux orangés).

Pharmacologie. — Teinture, XX à XXX gouttes. Extrait fluide, 5 centigr. Hydrastine, 5 à 30 centigr. en pilules.

Les propriétés diurétiques de ces amers sont bien établies. Ils en sont redevables, soit aux sels de potasse qu’ils contiennent, soit à des principes particuliers. Ils possèdent à un degré moindre les propriétés des autres amers.

1° Digestion. — Les graines de Persil sont carminatives; les feuilles, les calices et les tiges d’Alkekenge sont franchement amers (physaline), les baies sont diurétiques. Les feuilles de Busserole et les baies de Genièvre offrent la même propriété à un plus haut decré. Elles déterminent une sensation de chaleur et de constriction dans la bouche et le pharynx, excitent l'estomac, et à haute dose l'irritent en produisant des nausées et des vomissements, action identique à celle des amers déjà vus. Les selles sont rendues plus faciles, surtout par PUva-ursi, ce qui semble extraordinaire à cause de sa proportion notable de tan-

nin.

2° Circulation, Respiration. — Peu de chose à dire. Malgré Cazin :

et Gendron, qui avaient cru voir dans la physaline un succédané du sulfate de quinine, et bien que l’apiol produise une excitation cérébrale analogue à l'ivresse caféique et tannique (Joret et Homolle), c'est en vain qu’on a voulu les prescrire dans les fièvres à quinquina, comme succédanés de celui-ci.

3° Sécrétions. — Il y a augmentation de la sécrétion salivaire sous l'influence de ces amers. La sueur n’est probablement provoquée que grâce à la température du véhicule. Quant à la sécrétion urinaire, elle est si bien influencée qu’on s’est plu à considérer le Genièvre, la Busserole et l’Alkekenge comme nos meilleurs diurétiques.

Le Mabit, que nous avons expérimenté à la Guadeloupe, agit aussi d’une façon très-manifeste sur la sécrétion rénale ; de même l’'Hydrastis canadensis.

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