CLASSIFICATION
Le premier essai de classification fut tenté par Greeves, qui établit systématiquement deux grandes catégories d’amers : les odorants et les inodores.
Guillemin, s'appuyant sur ce fait, signalé par de Candolle, qu’il y a le plus souvent concordance entre les propriétés médicales des plantes et leurs caractères botaniques, fait cinq catégories de familles :
Amères pures (Gentiane, Simarouba, Urticées, Jasminées); Amères âcres (Apocynées, Strychnées) ;
Amères astringentes (Rubiacées, Amentacées, Polygonées); Amères aromatiques (Labiées, Synanthérées);
Amères cathartiques (Cucurbitacées, Liliacées).
Guersant les divise en :
Amers toniques (purs et astringents);
Amers stimulants ;
Amers sédatifs ;
Amers cathartiques.
Les trois premières classes sont très-naturelles :
Galtier-Boissière, Trousseau et Pidoux, Bouchardat, Fonssagrives, les décrivent dans un ordre méthodique, mais ne font pas de classification.
Hirtz considère des amers francs, astringents, aromatiques, fondants (cathartiques, mucilagineux), sédatifs.
Gubler les partage en cinq classes : francs, astringents, aromatiques, nauséeux (cathartiques), hypercinétiques (Strychnées).
Rabuteau et Turabian admettent des amers francs, astringents, aromatiques.
AIS CE Martin-Damourette les classe de la manière suivante:
lo Purs (Quassia, Gentiane, petite Centaurée);
9 Astringents (Quinquina, Simarouba, Saule, Chardon-bénit, Colombo.
30 Laxatifs (Lichen, Chicorée);
£ Sudorifiques (Saponaire, Salsepareille);
5° Diurétiques (Alkekenge, Persil);
6° Aromatiques ou stimulants (Café, Camomille, Angusture, Absinthe, Noyer, Armoise, Tussilage, Germandrée, etc.).
Si nous ajoutons à cette classification :
T° Les sédatifs (Houblon, Laitue vireuse, Papavéracées), admis par Guersant, et
8° Les hypercinétiques ou spastiques de Gubler (amers âcres des auteurs, Strychnine, Coque du Levant, etc.), nous aurons ainsi une classification plus compliquée, mais aussi plus utile. C’est elle que nous nous sommes efforcé de suivre, en y introduisant quelques modifications.