‹ Des amputations du col de l'utérus et de leurs indications en dehors du cancerChapitre 8 sur 18 · Pozzi. Gynécologie · texte numérisé non relu

Pozzi. Gynécologie

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Avec les moyens efficaces que nous possédons actuellement pour arrêter les hémorrhagies, celles qui se produisent pendant l’amputation du col par le Bistouri ne sont plus à craindre, sans compter qu’on a pu dire que cette hémorrhagie, sauf chez des malades affaiblies par de longues pertes ou anémiées, était plutôt favorable et utile pour les résultats de l’opération, en décongestionnant la paroi utérine. La plupart des chirurgiens rejettent tout moyen hémostatique préventif, qui complique l'opération, et se contentent, si l’hémorrhagie est un peu considérable, de l'irrigation chaude, de la compression pendant quelques secondes par un tampon d’ouate, et si les artères utérines donnent par trop, se bornent à placer une pince à ligature qui comprend toute l’épaisseur de la paroi utérine à ce niveau sans s’attarder à vouloir pincer ou lier isolément chaque bout artériel qui donne.

Le vrai moyen d’hémostase définitive est le placement et la striction des sutures qu'il faut se hâter de faire, mais certains chirurgiens préfèrent encore se servir d’un moyen préventif en plaçant un lien circulaire à la racine du col immédiatement au-dessous de Pinsertion vaginale ; dans ce but, on enfonce à ce niveau, dans le tissu du col, une longue aiguille ou deux aiguilles disposées en croix, et on applique audessus d’elles un lien solide, un tube de caout-

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chouc de préférence, comme l'a conseillé À, MarnN, qu'on serre énergiquement et que les aiguilles empêchent de glisser.

Les sutures sont faites, soit indépendantes les unes des autres, soit en surjet, suivant le procédé opératoire employé.

Pour mener à bien toute amputation, il faut, comme nous l'avons déjà dit, opérer vite, et placer les sutures aussitôt la section faite. Nous préférons que les lambeaux soient complètement terminés pour placer les sutyres, plutôt que de suturer un premier lambeau avant de tailler le second, comme le font quelques chirurgiens. ;

Pour nous, l’hémorrhagie qui se produit pendant le cours de l’amputation du col (nous ne voulons parler ici que des amputations intravaginales), ne doit pas inquiéter l'opérateur ; elle est le plus souvent peu importante et s’arrête dès que la striction des sutures est terminée. Cependant il est des cas où, avant que cette striction ne soit faite, l’hémorrhagie est assez abondante pour qu’on doive l'arrêter ou l’atténuer, tout au moins d’abord, parce que le sang masque le champ opératoire, et en second lieu parce qu’il est tout à fait inutile de laisser perdre à la malade du sang qu'elle pourrait conserver. Pour éviter cela, nous croyons tout à fait inutile d'employer les pinces hémostatiques : elles encombrent le champ opératoire, et

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