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il est quelqueft is difficile, souvent même Impossible, de les placer. | Ne
Les tampons ne servent qu’à nettoyer la plaie et ne modifient en rien l'intensité de l’hémorrhagie. Aussi considérons-nous que les seuls moyens efficaces pour diminuer l’hémorrhagie et obtenir un champ opératoire assez propre pour voir ce que l’on fait et ce que l’on veut faire, sont d’aller vite en opérant et de faire usage de l'irrigation continue, chaude ou froide, au sublimé ou à l’acide phénique. L'appareil d’Auvard, dont le dessin ci-joint donne une idée plus nette que toute description, ou la sonde irrigatrice de Berlin sont des instruments qui n’embarrassent pas le champ opératoire et qui remplissent les conditions voulues par l’irrigation continue, aujourd’hui employée par presque tous les gynécologues modernes. à
Et même lorsqu'il s’agit d’amputations susvaginales après ligature ou pincement des artères utéro-ovariennes, cette irrigation Continue rend de réels services à l’opérateur et supprime l’usage des tampons, éponges, etc., qui peuvent, si elles ne sont pas absolument aseptiques, contaminer la plaie opératoire.
Dans une certaine variété d’amputation du col, l’amputation supra-vaginale, il arrive qu’on lie, avant de commencer l'opération, les artères utérines, en passant aux deux extrémités du diamètre transversal du col, à un bon centi-
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mètre en dehors de lui, un fil de soie à l’aide d'une aiguille courbe ; on le lie, et si cette ligature a pénétré à deux centimètres environ de profondeur, elle comprendra presque à coup sûr la branche de l’utérine qui irrigue le col, et préviendra ainsi l’hémorrhagie.
Soins préliminaires. — L'amputation du col utérin, doit, en règle générale, être précédée du curettage de la cavité utérine, afin de guérir la métrite du corps qui presque toujours accompagne le catarrhe cervical, et de ne pas laisser derrière. le col opéré une cavité non désinfectée qui pourrait contaminer la plaie, et serait non-seulement une cause de récidive de la maladie, mais aussi une source. d'accidents utéro-abdominaux. :
M. Pozzi pratique le curettage en dernier lieu, : afin, dit-il, de ne pas être gêné par le suintement sanguin, bien peu important d’ailleurs, qui se produit généralement après le curettage, et que l'irrigation continue suffirait à empêcher.
Quoiqu'il en soit, nous pensons qu'il est préférable de commencer par le curettage, pour ne pas compromettre la solidité des fils, en passant une curette dans l’orifice d’un col qu'on vient de suturer.
Dans les deux jours qui précèdent l’opération, il sera procédé à la désinfection de la malade par des grands bains généraux, par des injections vaginales prolongées avec la solution
Ste
de sublimé au 1/1000, suivies d’un léger tamponnement antiseptique.
On fera la dilatation du col par des tiges de laminaire et sa désinfection : |
La veille, la malade aura pris un purgatif, le matin même de l’opération elle sera à jeun, car l’anesthésie est toujours nécessaire; la région vulvaire sera rasée et soigneusement nettoyée, la vessie vidée. La femme placée dans la position de Ja taille, deux aides soutiennent ses cuisses relevées. Celui qui est à la gauche de lopérateur abaisse la courte valve plate qui déprime la fourchette (celle-ci peut ètre déprimée sans aide par la valve à poids du D' Auvard). (voir Île dessin) Gelui de droite, en même temps qu'il maintient une canule irrigatrice, attire le col à la vulve à l’aide d’une pince de Museux ou‘d’une pince tireballes.
Sutures. — Certains chirurgiens emploient pour les sutures la soie ou le fil d'argent, qui présentent l’avantage de rester en place tout le temps qu’on juge nécessaire à la réunion, mais qui imposent la nécessité de retirer un à un les points de suture en les sectionnant :
Cette pratique n’est pas toujours facile, et, dans la plupart des cas la réunion se faisant rapidement, le catgut, qui se résorbe de lui-même nous paraît préférable à condition qu'il soit suffisamment gros et que les nœuds soient Ssoigneusement serrés. Beaucoup de gynécologues font usage aujourd’hui du crin de Florence.