‹ Des amputations et des résections chez les phthisiquesChapitre 10 sur 19 · RÉSULTATS GENERAUX DES GRANDES OPERATIONS · texte numérisé non relu

RÉSULTATS GENERAUX DES GRANDES OPERATIONS

(amputations ET résections).

L’appréciation de ces résultats est basée sur 94 observations que nous résumons à la fin de ce travail.

Sur 94 grandes opérations, nous trouvons 63 morts ; ce qui donne une mortalité de plus 67 0/0 ; chiffre de beaucoup inférieur au chiffre réel comme nous le démontrerons plus loin.

Si nous étudions ces résultats généraux au point de vue de l’état général, nous voyons que les phthisiques meurent d’autant plus sûrement que leur état de cachexie est plus avancé ; ce qui est précisément l’inverse pour les cas dits de guérison; car les seuls qui sont notés comme guéris sont des phthisiques peu avancés, ordinairement des phthisiques au premier ou à peine au second degré.

Si on additionnait les morts qui reviennent à la phthisie au troisième degré, on obtiendrait un total inférieur à celui que donne le second ou le premier degré, ce qui tient simplement à ce fait qu’on a opéré plus de malades au second et au premier degré, c’esl-à-dire plus de sujets qui n’étaient phthisiques encore qu’à un faible degré

ou dont la tuberculose était douteuse que de sujets profondément cachectiques,

Nous ne pouvons donc pas donner des chiffres, qui ne seraient pas comparables. De plus, dans un grand nombre d’observations, l’état général est trop imparfaitement noté pour nous permettre de fournir des résultats plus précis. Nous nous bornons donc cà ces appréciations générales. Ces résultats sont du reste faciles à interpréter ; il suffit de se rappeler quelles sont les différences du terrain sur lequel on opère.

Les guérisons ont donné les chiffres suivants : sur 94 cas, on a noté 31 guérisons, sur lesquelles 21 guérisons complètes, 10 guérisons incomplètes. Mais étudions ces faits et voyons quelle en est la valeur.

Parmi les guérisons incomplètes, nous trouvons que tous les opérés ont été perdus de vue quelques jours ordinairement, rarement quelques mois après l’opération. On note à cette époque l’état suivant : en voie de guérison, état stationnaire, amélioration, on prévoit la mort, etc. Ce qui revient adiré que les malades ont quitté le chirurgien ordinairement , avant que la cicatrisation fût complète, alors que les lésions pulmonaires étaient stationnaires ou légèrement améliorées ; dans quelques cas enfin elles continuaient à évoluer. Presque tous les opérés de cette catégorie sont donc destinés à suc- ; comber dans un temps plus ou moins proche. Si donc on les b eut suivis pendant quelques mois, ils eussent tous été notés comme morts et eussent augmenté la proportion de la mortalité.

Que valent actuellement les guérisons dites complètes? Ces dernières se rapportent à des sujets chez qui on a obtenu pour la plupart une guérison locale complète, et une guérison ou tout au moins une grande amélioration de l’état gél‘l néral.

Voici un résumé de ces guérisons dites complètes :

Leroux.

1° Amputations.

Obs. I. —

Obs. XLV.

— XVL1.

Récidive locale et générale après 2 ans. Récidive locale et générale après 4 ans. Hémoptysie au bout d’un an, puis perdu de vue.

mort 5 ans après de fluxion de poitrine, perdu de vue au bout de 3 mois, perdu de vue au bout de 7 mois, mort 7 ans après de phthisie, mort 2 ans après de phthisie, mort 4 ans après de phthisie, mort 7 ans après de phthisie, mort 1 an après de phthisie.

Guérison totale, revu pour la dernière fois 4 mois après l’opération.

2° Résections

— perdu de vue 7 mois après l'opération.

— perdu de vue 8 mois environ.

— perdu de vue 6 mois environ.

— perdu de vue 6 mois environ.

— mort 3 ans après de phthisie avec carie ver-

tébrale.

— mort 4 ans après de tuberculose pulmo-

naire.

Obs. LI. — mort quelques mois après de tuberculose.

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