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« seulement au point de les compter toutes, mais de « voir distinctement leurs articulations, tant du côté de « l’épine que du sternum, leurs interstices vides et toute « leur courbure presque à nu; les hypocondres creux, « retirés; le ventre aplati et pour ainsi dire collé « contre l’épine; les articulations partout décharnées, « extrêmement apparentes, tant celles du bras, des « jambes et des hanches que celles de l’épine qui, aupa- « ravant renforcée, maintenant que tous les muscles de « chaque côté ont disparu, s’avance en dehors et pré- « sente des pointes osseuses. Les omoplates entière- ‘« ment découverts et semblables à deux ailes d’oi- « Seau... »
Les résorptions se font en effet partout dans les muscles, et ceux de la face y participent comme les autres.
Pour les muscles de la face, comme pour ceux des membres, il y a des atrophies plus ou moins prononcées et très variables selon les sujets. L'état des téguments peut plus ou moins masquer l’état réel des muscles. La peau, lorsque le tissu sous-cutané a été résorbé, est flasque et pendante, mais la macilence des muscles qui sont au-dessous ne se caractérise pas par cette même mollesse et ce même affaissement; loin de là, les mus-
cles se rétractent à mesure que l’amaigrissement se produit et ils s’accolent au squelette. Quelquefois même ces rétractions entrainent des déformations. |
Ce fait des rétractions paraît être en rapport avec les mouvements ; les muscles ne sauraient s’allonger sans perdre leur fonction, ils doivent s'adapter aux leviers osseux qu'ils meuvent, comme dans le raccourcissement qu’ils présentent dans les ankyloses (1).
Avant de finir avec l’amaigrissement, il faut encore
(1) Théorie de J. Hunrer.
signaler qu'avec des muscles bien conservés comme volume, on peut trouver de la faiblesse marquée et dés lésions doser)
L’amaigrissement atrophique n’est pas le DONS obligé des lésions.
Diminution de la force. Tremblement
À côté de la macilence, il faut signaler la faiblesse, la parésie, la paralysie.
On observe souvent une faiblesse qui n’est ni en rapport avec la cachexie, ni avec l’amaigrissement; souvent elle porte sur les membres, quelquefois il s’agit d’une véritable asthénie musculaire généralisée. Le malade de l’observation II (1° série) en otfre un exemple. Avec des muscles assez bien conservés, sans fièvre, avec des fonctions digestives relativement bonnes, il était dans l'impossibilité de se lever et de marcher, et même il éprouvait de la difficulté à s’asseoir dans son lit, à cause de la faiblesse des membres supérieurs dont il devait se servir et de celle des autres muscles. Il demeurait immobile, couché sur le dos, comme une personne atteinte de rhumatisme aigu généralisé.
L'autopsie a montré dans ce cas une dégénération des fibres musculaires et des nerfs périphériques. Souvent les jambes deviennent très faibles et les malades les traînent à la facon de certains paraplégiques. Cela arrive surtout lorsque, après un séjour prolongé au lit, ils ont perdu l'habitude de marcher.
Dans d’autres cas, la force manque pour se tenir debout, tandis que les membres peuvent être remués sur le plan du lit. La parésie de l’un des membres supérieurs peut se manifester, du moins à l'observation des malades, avec une certaine brusquerie, et s’accompagner pendant un certain temps d’une légère diminu-