‹ Des Amyotrophies Dans Les Maladies Générales Chroniques Et De Leurs Relations Avec Les Lésions Des Nerfs PériphériquesChapitre 25 sur 33 · PROCESSUS ANATOMIQUE · texte numérisé non relu

PROCESSUS ANATOMIQUE

Ce chapitre contient deux subdivisions : il faut y étudier la marche, la succession des lésions anatomiques dont la fibre musculaire est le siège, puis en second lieu classer la lésion, établir sa nature.

4 Marche des lésions

di succession des modifications A ee ne peut être étudiée qu’en raison de l’ensemble des cas observés, car dans des cas particuliers on surprend le processus fixé à l’une ou l’autre de ses phases, et bien qu'on: retrouve chez un même sujet des lésions diverses, on n’observe pas toute la série qu’elles peuvent réaliser. Un processus révélé par la clinique peut être étudié à chacun de ses pas : il n’en est plus de même pour la marche des lésions histologiques lorsqu'il a de l'homme.

Nous avons songé à PE a sur des animaux, mais on ne produit pas une maladie, une tuberculose, par exemple, touchant les muscles, comme on le désire.

C'est donc d’après les lésions constatées chez nos divers malades que nous essayerons de tracer l’évolution morbide de la fibre musculaire. Voici quelle nous semble être là succession des lésions.

Une fibre musculaire au début de la dégénération nous à présenté d’abord la disparition de la striation

transversale ; on n’y voit plus de raies constituant les disques clairs et foncés. La striation longitudinale persiste encore : les fibrilles semblent elles-mêmes plus séparées les unes des autres. En même temps elles sont atrophiées, plus étroites qu’elles ne sont normalement. La coloration par le carmin ne leur donne qu'une teinte. plus faible.

Le contenu de la gaine, en place de la striation, tend à devenir granuleux. On y voit des amas de points, dont, quelques-uns sont noirs, dont d’autres sont de très fines gouttelettes graisseuses. En regardant alors très attentivement avec de forts grossissements, on voit quelquefois, non toujours, que ces granulations occupent en réalité le protoplasma altéré des cellules musculaires très faiblement colorées par le carmin et peu distinctes dans la fibre altérée ou bien encore: les interstices des fibrilles écartées. |

À un second degré il y a en même temps que les lésions précédentes de la fibre musculaire, une multiplication de ses noyaux. Ceux-ci sont en nombre plus ou moins considérable. On les voit occuper un point ou un autre, suivant la largeur de la fibre; ils ne sont plus seulement visibles sur les bords, ils ne sont plus disposés les uns au-dessous des autres, en chapelet; ils sont épars çà et là, disséminés.

Is sont augmentés de volume; mais c’est surtout aux dépens du protoplasma qu'ils doivent ce volume, les. noyaux ne participant pas à l’hypertrophie.

Le protoplasma qui est pâle, jaunâtre, contient des granulations multiples pigmentaires et graisseuses. Elles se présentent bien isolées les unes des autres,sous forme de gros points disséminés irrégulièrement, dont la masse environne les noyaux.

Nous avons vu quelquefois deux de ces corpuscules musculaires, ayant chacun un noyau distinct encore réu-

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