IMPORTANCE DES SOINS CONSÉCUTIFS
Il y a des soins consécutifs et post opératoires, etils sont, ajoutons-nous, d’une importance capitale. Le malade, après l'opération, doit refaire pour ainsi dire son éducation musculaire : c’est la période électrique du traitement.
Aussi, doit-on être très réservé chez des jeunes enfants, qui sont rebelles aux applications électriques, ne comprennent pas l’éducation musculaire qu’ils sont obligés de refaire, éducation placée sous la dépendance de la seule volonté, qui est la meilleure des électricités.
Pour obtenir un bon résultat, on aura recours aux massages, à l'électricité faradique ou continue, on fera faire au membre des mouvements actifs ou passifs.
Dans le cas qui fait l’objet de notre thèse, le piedbot paralytique, nous pensons avec notre maître M.le
SERSDNES
professeur agrégé Rochet, que Drobnik a raison quand il dit qu’il faut faire faire pieds nus les premiers exercices de marche, car la sensation du sol dur et plus * ou moins froid est capable de déterminer des reflexes plus intenses et contribuer ainsi au rétablissement plus rapide de l’équilibre.
Nous sommes enfin obligés d’aborder la question délicate par excellence, la question orthopédique. Doiton faire porter au malade des appareils orthopédiques ? doit-on les proscrire ?
Après avoir joui d’une grande vogue, les appareils orthopédiques sont bien déchus, parce qu’ils ont plus d’inconvénients que d’avantages. M. le professeur agrégé Rochet s’en sert le moins longtemps possible, parce quils atrophient le membre et empêchent les muscles de reprendre leurs fonctions. L'opération faite, on place un appareil plâtré qui ne sera enlevé que trois semaines ou un mois après suivant la difficulté dans la correction de la déviation qu’on aura éprouvée.