‹ Des Anastomoses des Tendons Sains: Avec les Tendons des Muscles Paralysés dans le Pied-Bot ParalytiqueChapitre 7 sur 16 · ER · texte numérisé non relu

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des muscles calcanéo-plantaires est contrebalancée par le péronier latéral. Et nous disons que c’est la forme de pied-bot qui est la plus compatible avec la marche.

2° Varus-équin (Pied tordu en dedans). — A l’extension direction s'ajoute un mouvement de «supination » du pied, dont la fixation donne le varus-équin. C’est la plus fréquente des formes paralytiques.

Mécanisme. — La contraction musculaire porte ici sur le triceps sural et en plus le jambier postérieur qui est la cause active. Si le long péronier latéral est pris, les os du tarse ne sont plus maintenus, d’où il s'ensuit des modifications de situation et de forme.

Le calcaneum n’étant plus appliqué contre l’astragale glisse sous lui, en bas, en avant, et en dedans : les os du pied suivent sous l’action du jambier postérieur et des luxations se produisent.

La rétraction des muscles plantaires non contrebalancée s’accuse et le pied peut être complètement tordu et courbé.

3 Talus-Valgus. — Dans le valgus paralytique le pied porte sur le sol par son bord interne et la moitié postérieure de ce bord (Piéchaud) ; tandis que l’avantpied est tordu en haut et en dehors, il se passe dans l'articulation astragalo-tarsienne un mouvement de pronation du pied, dont la fixation amène le talusvalgus.

Mécanisme. — Le tonus du triceps sural et du long péronier étant aboli, tout le pied est entraîné en haut et en dehors.

L'astragale s'enfonce dans la mortaise et peut se

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déplacer jusqu'à une subluxation en arrière, puis sous le poids du corps qui, par l’intermédiaire de la nucléole interne, porte sur l'arrière pied, l’astragale s'incline en bas et en dedans et toute la partie sous-astragalienne du pied glisse en haut et en dehors. On peut atteindre un degré « extravagant » (Gibney) et on touche alors la face antérieure du tibia avec le dos du pied.

La marche est possible, mais très pénible et disgracieuse.

Le talus-valgus s’accompagne toujours de pied creux.

En effet le triceps sural paralysé, les muscles profonds de la région postérieure ne le sont pas : les tendons des fléchisseurs des orteils qui subissent pour

“ainsi dire une élongation passive, agissent comme une

corde qui tendrait l’arc plantaire, en exagérant ainsi sa concavité.

Le même effet peut être produit par l’action isolée du long péronier latéral, si ce muscle a échappé à la paralysie.

GERAPITRE. ITI

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