‹ Des anciens peuples de l'Europe et de leurs premières migrations pour servir d'introduction à l'histoire de France jusqu'à la fin du règne de Louis XIVChapitre 13 sur 23 · RIVE DROITE DU DANUBE · texte numérisé non relu

RIVE DROITE DU DANUBE

avait cherché à s'étendre d'une part vers la Campanie, d'où les Tyrrhéniens furent repoussés, de l'autre vers les bords du Pô, en passant l'Apennin. lies Tyrrhéniens firent avec succès, dit Strabon, la guerre aux barbares de cette contrée, et y étendirent peu à peu leurs établissements, défrichant la terre et construisant les canaux dont nous venons de parler. (Omnia ea fiumina fossasquc primi a Pado fccere Tuscî), dit Pline dans son troisième livre.

Au reste, d'abondantes moissons les payèrent bientôt de leurs efforts, et les mines d'or qu'ils découvrirent aux environs de Verceil et de Placentîa (Plaisance) vinrent encore ajouter leurs richesses à celles du sol. Ces commencements de civilisation gagnèrent même vers le nord, et jusque dans le pays des Rheti. Ces peuples adoptèrent en partie la langue et les usages des Tyrrhéniens; et plus tard , la

conformité qui était résultée de ces rapports, induisit en erreur les historiens, en leur faisant regarder les Rheti comme descendus eux-mêmes des Tyrrhéniens. (Voir Tite-Live, liv. V, chap. 35.)

Cependant les Ombriens, jaloux des établissements des Tyrrhéniens dans la Circumpadane, y envoyèrent, de leur côté, des colonies qui firent la guerre aux colonies étrusques; mais ces derniers l'emportèrent, et avaient même presque entièrement expulsé les Ombriens, quand les invasions des Gaulois vinrent ravir aux uns et aux autres ce prix de leurs efforts.

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