INVASIONS DES GAULOIS
plus de place sur les bords du Pô, ils allèrent occuper le littoral de la mer supérieure depuis l'Utens jusqu'au fleuve OEsis, en refoulant les Ombriens qui occupaient cette contrée.
La date de ce dernier événement, qui compléta la liste des émigrations gauloises, peut être fixée à Tannée 5a 1 , soixantesept ans après l'expédition de Bellovèse.
La population des Gaulois s accrut rapidement dans ces riches contrées , et ils ne tardèrent pas à porter la guerre chez leurs voisins d'Etrurie : on sait comment , en 391, les habitants de Clusium ayant appelé les Romains à leur secours, les Gaulois furieux marchèrent sur Rome, la prirent, l'incendièrent, et obligèrent la future capitale du monde à se racheter pour une rançon. (Polybe, liv. VI.)
Depuis ce moment jusqu'à l'an 160 (av.
«L C), les Gaulois d'Italie, tantôt seuls,
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tantôt appelant à leur secours des guerriers d'au delà des Alpes, ne cessèrent qu'à de courts intervalles de faire aux Romains une guerre acharnée. Toutes les fois qu'un ennemi se levait contre les Romains, Ombriens, Samnites, Étrusques, Carthaginois, les Gaulois s'unissaient à lui, et ils mirent si souvent en péril la fortune de Rome, qu'on a pu dire avec raison que les Romains combattaient les autres peuples pour l'empire, et les Gaulois pour leur salut. (Salluste.)
Enfin, après la défaite d'Annibal, accablés, malgré tous les efforts du courage et du patriotisme, par toutes les forces de l'Italie réunies contre eux, ils succombèrent et furent obligés de se soumettre; la seule nation des Roïens refusa de subir le joug, et retourna dans ses montagnes, préférant la liberté à toutes les délices de l'Italie.