DE M. AMÉDÉE THIERRY. 20S
nons-le en lui-même et pour les faits qu'il renferme. Et d'abord nous pouvons remarquer la confusion qui y règne : les rives du Pont-Euxin et les bords du Danube placés au nord de la Gaule ; ce mélange de nations scythiques et teutoniques jetées les unes sur les autres, et que M. Thierry regarde comme sans nombre , au lieu de les énumérer et de les citer.
Qu'est-ce d'ailleurs que ces Rimris qui appartenaient primitivement à la même famille que les G ails, mais devenus étrangers par leur séparation P Cela veut-il dire que les Kimris étaient sortis de la Gaule ou les Galls de la Germanie? car il faut nécessairement que ce soit l'un ou l'autre; et la question méritait , ce semble , d'être éclaircie.
Qu'est-ce encore que cette vallée du Danube où se trouvait l'avant-garde des Rimris? M. Thierry comprend-il sous cette
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expression les Cimbres du Danemark, et s'il ne Ta pas fait, quel en a été le motif?
Cette expression, je le sais, est empruntée à Plutarque et pouvait fort bien s'expliquer dans sa bouche ; ignorant complètement la profondeur de la Germanie, Plutarque pouvait regarder la Baltique comme assez voisine du Danube pour être occupée par une même peuplade; mais aujourd'hui l'on sait qu'il y a entre eux trois cents lieues de distance, et qu'ils sont séparés par des fleuves et de hautes montagnes.
Après ces observations sur les premières demeures des Kimris , venons à leur invasion dans les Gaules.
<c Le grand effort de l'invasion, continue « M. Thierry, paraît s'être porté le long « de l'Océan, dans l'Armorique; les con- « quérants s'y répandirent dans la direc- « tion du nord au sud et de l'ouest à l'est, « refoulant la population envahie au pied