‹ Des AnesthésiquesChapitre 10 sur 12 · AIR) 7 RON · texte numérisé non relu

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rique, pour l'évaporer ensuite jusqu'à consistance d'extrait. La masse noirâtre ainsi obtenue est reprise par l'eau, et lui cède le sulfate de cocaïne qu'elle renferme. Il suffit alors de précipiter cette solution par le carbonate de soude pur, et

on obtient la cocaïne que l’on purifie, en la faisant dissoudre

dans l’éther, et cristalliser dans l'alcool.

Le procédé du dosteur Moreno y Maïz est différent du précédent; il est moins long et moins coûteux, et permet de retirer une plus grande quantité d’alcaloïde. IE obtient, en effet, 4 gr. de cocaïne relativement pure, avec 1,200 er, de feuille de coca. Voici en quoi consiste ce procédé.

Les feuilles réduites en poudre sont mèlées à de la chaux éteinte. 24 heures après, le mélange est lessivé avec de lalcool à 40°. La distillation de cet alcool laisse un résidu qu'on reprend par l'acide sulfurique étendu. On fait évaporer et cristalliser plusieurs fois; enfin, on précipite la solution par le carbonate de soude pur. Le précipité est repris par l'éther sulfurique à 62°, et par l’évaporation on obtient la cocaïne cristallisée.

Le procédé de Niémann fut, en 1864, perfectionné par Lossen, de la manière suivante:

De chimiste épuise les feuilles de coca dans de l’eau froide ou légèrement chaude. Il précipite ensuite le macéré par le sous-acétate de plomb dont l'excès est enlevé, en versant lentement et avec précaution du carbonate de soude. Après filtration, la liqueur aqueuse, légèrement alcaline, est agitée avec de l’éther qui dissout la cocaïne, L’alcaloïde est ensuite abandonné par évaporation. Pour le purifier, on le dissout dans l’eau aiguisée d’acide chlorhydrique, et on le soumet à la dyalyse. Le ;chlorhydrate de cocaïne passe à travers le septum, et on précipite la cocaïne par le carbonate de soude.

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