‹ Des anévrismes et de leur traitementChapitre 2 sur 20 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

plète ou nulle, et résultent d’une plaie artérielle ou de la rupture d’un anévrysme préexistant.

Dans ce travail nous ne nous occuperons que des anévrysmes artériels circonscrits dont l’étude étiologique et anatomo-pathologique comporte des données générales d’un intérêt considérable. On ne peut en effet s’expliquer aujourd’hui le développementd’unanévrysmesurunvaisseaudont les parois sont normales. Il faut, pour qu’il se produise,que desmodificationssesoient développées depuisuncertain temps dans l’épaisseurdes tuniques vasculaires, et ces modifications reconnaissent des causes multiples, nombreuses, que l’on retrouve dans le chapitre étiologiqu e de l’ar térite.

Ârtérite chronique ou artériosclérose^ telle est, en effet, la dominante de cette étude sur l’anévrysme en général. Sans ârtérite il n’y a pas d’anévrysme et celui-ci est, à côté des oblitérations et rétrécissements, un des aboutissants de cette maladie du système artériel.

Il est bien certain qu’avant les derniers travaux

sur l’artério-sclérose, on classait parmi les causes de l’anévrysme une altération spéciale des

parois vasculaires décrite sous lenorn de dégénérescence athéromateuse. Mais l’influencede cette

altération fut très discutée à une certaine époque

et considérée comme toutàüiit accessoire : tout au plus pouvait-elle permettre une rupture plus facile des tuniques pour former un anevrysme mixte externe, ou leur dilatation en cas d’anevrysme vrai. Nous verrons plus loin que 1 atherome est en effet de peu d’importance ici; c’est une lésion tout à fait secondaire et dont il ne faut tenir compte que pour le développement

de certains, anévrysmes dits kystogéniques.

La sclérose artérielle au contraire préside a la formation de tous les autres anévrysmes artériels circonscrits; pendant des mois et même des années elle se développe petit à petit, sourdement, transformantlesparois du vaisseau, et c’estainsi, comme l’ont bien démontré les travaux de Cornil et Ranvier, qu’elle permet la dilatation anévrysm ale de ce vaisseau en u n ou plusieurs points suivant qu’elle sera localisée ou disséminée sur une ou plusieurs portions de la longueur de 1 artere.

L’athérome accompagne ordinairement la sclérose, surtout sur les vaisseaux de fort calibre; mais elle manque souvent alors quel’arte-

rite chronique existe ; aussi sommes-nous en droit

d’affirmer de ce seulfait que son rôle, en dehors d’un cas tout particulier, est à peu près nul.

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