‹ Des anévrysmes cirsoïdesChapitre 11 sur 13 · F. — LIGATURE DES ARTÈRES SECONDAIRES DES MEMBRES · texte numérisé non relu

F. — LIGATURE DES ARTÈRES SECONDAIRES DES MEMBRES

Nous avons pu en recueillir 6 observations : 5 pour le membre supérieur, 1 seule pour le membre inférieur. Leur mode d’action sur la circulation de l’anévrysme peut être comparé à celui que produit la ligature de la carotide externe, ou bien encore la ligature d’une seule carotide primitive. D’ailleurs, les conditions anatomiques sont au moins analogues, ce qui explique l’identité presque absolue des résultats cliniques.

Sur les cinq faits relatifs aux anévrysmes cirsoïdes de la main :

1 fois seulement on obtint la guérison, encore ce fait n’est-il pas prouvé (Cliélius). On fit la ligature de la radiale.

2 fois il y eut une amélioration (Delore et Gherini), mais la tumeur, molle, flétrie, persistait encore et offrait même du souffle. On avait successivement lié la radiale, puis la cubitale.

1 fois l’insuccès fut évident (Wardrop), et l’on eut recours à une autre opération.

Enfin, dans un dernier cas, Demarquay ne fit la double ligature de la radiale et de la cubitale que pour faoiliter l’emploi du percblorure en injection ; nous y reviendrons plus loin.

Le seul fait de ligatures multiples des artères du membre inférieur est dù à Poland (1). La ligature successive de la tibiale postérieure, de la pédieuse, enfin de la tibiale antérieure, guérit complètement un anévrysme cirsoïde du pied, consécutif à un traumatisme.

En résumé, malgré le résultat incontestable de Poland, cette pratique ne nous paraît pas devoir être suivie de succès, à moins

(1) Guy's Hospital {The Lancet, 1866).

qu’on ne l’emploie comme le fit Üemarquay, c’est-à-dire comme moyen adjuvant et préparateur.

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