‹ Des anévrysmes et de leur traitementChapitre 115 sur 184 · STATISTIQUES, — ACCIDENTS DIVERS · texte numérisé non relu

STATISTIQUES, — ACCIDENTS DIVERS

Dans la catégorie des accidents locaux, M. Porta range tous les accidents qui se sont montrés sur les membres opérés. Ce sont :

Héinorrjiagies consécutives au niveau de la ligalurc. , . 76 cas. Suppuration ou gangrène de l'anévrysmc , suppuration

au niveau de la tumeur ou do la lésion primitive 40

llécidive de l'anévrysmc opéré 25

Gangrène du membre. .,. ,i. 49

Paralysie et atrophie permanentes du membre 14

l'hlegmon ou abcès local 13

11 est fâcheux que M. Porta n'ait pas dressé un tableau spécial pour les accidents qui se sont produits dans les cas d'anévrijsmes artériels. Ainsi, les 25 cas de récidives ont sans doute été observés en grande partie sur les malades affectés d'anévrysmes variqueux ; tandis que les cas de suppuration et de gangrène de la tumem- doivent s'être montrés gurtout chez les individus atteint? d'anévrysmes artériels. Quant à la gangrène du membre , il est permis d' affirmer qu'elle s'est manifestée surtout à la suite des opérations pratiquées pour des anévrysmes. M. Porta dit ailleurs que la gangrène s'est montrée 7 fois sur les membres supérieurs, et 42 fois siu" les membres inférieurs (1). Or, en laissant de côté les ligatm-es de l'aorte, du tronc brachio-céphalique et de l'iliaque interne, qui jusqu'ici n'ont jamais produit la gangrène, nous trouvons que la circulation a été interceptée 142 fois dans les artères du membre thoracique depuis l'origine de la sous-clavières jusqu'à la bifurcation de l'humérale, — et 303 fois dans les artères du membre abdominal, depuis l'iliaque primitive jusqu'à l'anneau du troisième adducteur. Les 142 premières hgatures ont fourni seulement 7 cas de gangrène, ce qui fait environ 5 %. Les 303 ligatures du membre abdominal ont donné 42 cas de gangrène, ce qui fait environ 14 7o. On remarquera d'ailleurs que trente ligatures ont été faites pour des anévrysmes artério-veineux, lesquels, pour la plupart , occupaient le pli du coude , et la fréquence de la gangrène, à la suite des ligatures faites en pareil cas, est assez connue pour qu'il soit raisonnablement permis d'attribuer à ces trente applications de la méthode d'Anel une partie des cas de gangrène du membre thoracique. De tout cela, nous pouvons con-

(1} Loc, cit., p, 391,

604 MÉTHODE d'aNEL.

dure que la gangrène est peu à craindre lorsqu'on applique la méthode d'Anel au traitement des anévrysmes artériels du membre supérieur, et que cette sécurité i-elalive doit faire place à des craintes sérieuses lorsqu'ils'agit d'un anévrysme dumembreabdominal.

On vient de voir que sur les 600 opérés , 75 ont eu des hémorrhagies consécutives par la plaie de la ligature. Cela fait une proportion de 12 i7o, ou de 1 sur 8. Mais un autre tableau de M. Porta nous fournit des renseignements précis sur la fréquence relative des hémorrhagies à la suite des divers procédés de ligature (1). Ainsi il y a eu 39 hémorrhagies sur 356 cas de ligature ordinaire, soit 11% environ ; tandis que 99 cas de ligature médiate, appliquée suivant le procédé de Scarpa, ont fourni 15 cas d'hémorrhagie, plus de 15 7„. Le procédé de Scarpa (ligatures plates nouées sur un cylindre de sparadrap) est donc inférieur au procédé des ligatures rondes.

La répartition des hémorrhagies consécutives sur les diverses artères a été étudiée avec soin par M. Porta qui a dressé le tableau suivant :

4 cas.

Hémorrhagie. . 0 cas

Tronc brachio-céphalique . .

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