I. Observ. cliirunj,, 7c obs. Paris, 1702, iii-8", p
96 DIAGNOSTIC DES ANÉVRYSMES.
d'un anévrysme clifïus primiLir. On diagnostiquera un anévrysme diffus conséculif lorsqu'on apprendra qu'un anévrysme spontané, ayant déjà acquis un certain volume, a pris en quelques mstanls, sous l'influence d'une contusion ou d'un eflort, un accroissement considérable, que le malade, au moment de l'accident, a éprouvé une sensation de rupture, et que les téguments ont pris peu de temps après une teinte ecchymotique.
Mais H côté des cas qui précèdent, il y en a d'autres où le diagnostic des anévrysraes diffus consécutifs est entouré de la plus grande difficulté. C'est lorsque la tumeur occupe une situation profonde, et lorsque la rupture du sac, qui a permis au sang de s'épancher dans le tissu cellulaire, est survenue spontanément et gradueUement. Cette rupture, d'abord étroite, a pu s'élargir plus tard. La tumeur s'est ensuite accrue avec rapidité, mais non d'une manière soudaine; enfin, le sang ne s'est pas infiltré en abondance dans le tissu cellulaire , et n'a pu communiquer à la peau une teinte ecchymotique. Le seul élément qui, dans un cas de ce genre, puisse mettre sur la voie du diagnostic, c'est la rapidité avec laquelle la tumeur s'est accrue à partir d'une certaine époque; mais ce caractère n'est nullement concluant, puisque les anévrysmes circonscrits se comportent quelquefois de la même manière. Avouons donc qu'il y a des cas où le diagnostic des anévrysmes diffus consécutifs peut rester douteux.
Lorsqu'on a reconnu la présence, et autant que possible la nature d'une tumeur anévrysmale, on n'a pas satisfait à toutes les exigences du diagnostic ; il faut encore préciser le siège anatomique de l' anévrysme, son point de départ, ses connexions avec telle ou telle artère, ou avec les collatérales. Pour les anévrysmes artériels externes, cette détermination est en général facile, parce que la tumeur occupe le plus souvent une région où il n'y a qu'une seule artère importante. Cependant lorsqu'un anévrysme occupe la partie la plus inférieure du jarret, et pénètre sous le muscle soléaire, on peut se demander s'il appartient au tronc libio-péronier ou à l'une de ses deux branches ; pareille incertitude peut se présenter pour les anévrysmes de la partie supérieure de l'avant-bras. Les anévrysmes spontanés ou traumaliques de la réo-ion maxillo-carotidienne offrent la môme difficulté ; on se demande s'ils viennent du tronc de la carotide externe ou de l'une