‹ Des anévrysmes et de leur traitementChapitre 53 sur 184 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Styptiques ou astringents.

Les styptiques n'ont guère été employés que comme moyen palliatif ou adjuvant. On les applique sur la peau qui recouvre l'anévrysme dans le but de rendre aux parois de l'artère la tonicité iqu'elles ont perdue. Ce but est tout à fait illusoire, et si les styptiques ont paru quelquefois donner de bons résultats, c'est iparce qu'on les a associés à la compression directe, ou parce ]que quelques-uns d'entre eux peuvent, en s'évaporant, sousitraire aux tissus une certaine quantité de calorique et agir comme réfrigérants.

On a proposé successivement un grand nombre d'emplâtres et Ide liquides jouissant de propriétés plus où moins styptiques ou astringentes. Tels sont le tan, la poudre d'encens, l'emplâtre de l^yprès , le vinaigre , l'eau de Rabel , le vin , l'argile, l'écorce de bhêne, etc.

Les chirurgiens chinois appliquent sur les anévrysmes trauma- ;iques un emplâtre composé de trois parties d'encens et de sept parties d'alun fondu. Pour les anévrysmes Spontanés ils exercent line compression directe, après avoir placé sur la tumeur de 'encre liquide contenue dans la moitié d'une coque de long- '^uen (1).

Aétius conseillait déjà d'appliquer l'emplâtre de cyprès sur les mévrysmes du cou (2). Guy de Chauliac (3) , Pierre de Largelata {II), et, après eux, un grand nombre d'autres, ont également

' (1) p. Sue. Sur l'état de la chirurgie en Chine, dans Journal de Sédiltot, T. IX , p. 129 mn VUi ).

1 (2) Aétics. Tetrab. IV, scrm. m, cap. X.

' (») Guy de Cn*uuAC. Édit. de Laurent Joubert , Traicté U , docir. II , chap. IV. > (4) Pierre de Laroelata. Cirurgia. Venise, 1(i97, in-foi, golh., p. ait, verso, col. 2. 4 a.

"i28 iMÉTHODE OK LARItKV.

parlé des aslringenls. Cette méthode est donc fort ancienne; mais elle n'a aucune action propre et ne mérite pas de nous arrêter plus longtemps.

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