INTRODUCTION
plèteounulle,et résultent d'une plaie artérielle ou de la rupture d'un anévrysme préexistant.
Dans ce travail nous n e nous occuperons que des anévrysmes artériels circonscrits dont l'étude étiblogique et anatomo-pathologique comporte des données générales d'un intérêt considérable. On nepeuteneffets'expliqueraujourd'hui le développement d'un anévrysme sur un vaisseau dont lesparoissontnormales.Ilfaut,pourqu'ilseproduise,que des modifica tionsse soient développées
depuisuncertain temps dans l'épaisseurdes tuniques vasculaires, et ces modifications reconnaissentdescauses multiples, nombreuses, que l'on
retrouvedanslechapitreétiologiquedel'artérite.
Artérite chronique ou artériosclérose, telle est, en effet, la dominante de cette étude sur l'anévrysme en général. Sans artérite il n'y a pas d'anévrysme et celui-ci est, à côté des oblitérations et rétrécissements, un des aboutissants de cette maladie du système artériel.
Il est bien certain qu'avant les derniers travaux sur l'artério-sclérose, on classait parmi les causes de l'anévrysme une altération spéciale des parois vasculaires décrite sous le nom de dégénérescence a théromateuse. Mais l'influence de cette altération fut très discutée à une certaine époque
et considérée comme t out à fait accessoire : tout au plus pouvait-elle permettre une rupture plus facile des tuniques pour former un anévrysme mixte externe, ou leur dilatation en cas d'anévrysme vrai. Nous verrons plus loin que l'athérome esien effet de peu d'importance ici; c'est une lésion tout à fait secondaire et dont il ne faut tenir compte que pour le développement de certains anévrysmes dits kystogéniques.
La sclérose artérielle au contraire préside à la formation de tous les autresanévrysmes artériels circonscrits; pendant des mois et même des années elle se développe petit à petit, sourdement, transformant les parois du vaisseau, et c'est ainsi, comme l'ont bien démontré les travaux de Cornil et Ranvier, qu'elle permet la dilatation anévrvsmale de ce vaisseau en un ou plusieurs points suivant qu'elle sera localisée ou disséminée sur une ou plusieurs portions de la longueur de l'artère.
L'athérome accompagne ordinairement la sclérose, surtout sur les vaisseaux de fort calibre; mais elle manque souvent alors quel'artéritechronique existe: aussi sommes-nous en droil d'affirmer de ce seul fait que son rôle, en dehors d'un cas tout particulier, est à peu près nul.