‹ Des anévrysmes et de leur traitementChapitre 8 sur 217 · INFLUENCE DES AGES · texte numérisé non relu

INFLUENCE DES AGES

croissancp est beaucoup plus rapide; la décade de 55 à 64 ans ne fournit que* 39 cas, c'est-à-dire environ h par an; de 65 à 7/i ans, on ne trouve plus que 9 cas, ce qui ne fait même pas 1 cas pour chaque période d'un an. La décroissance continue ainsi jusqu'à l'âge le plus avancé.

Pour arriver à des résultats plus précis , il faudrait comparer les chiffres qui précèdent avec les tables de mortalité ; mais cela n'est vraiment pas nécessaire. Il est clair qu'à partir de 45 ans , et surtout à partir de 55 ans, la fréquence des anévrysmes décroît beaucoup plus rapidement que la population. On peut dire par conséquent que les individus les plus exposés aux anévrysmes sont ceux qui sont dans la force de l'âge et qui possèdent la plus grande énergie musculaire.

J'ai voulu profiter du précieux tableau de M. Crisp pour faire quelques autres statistiques qui m'ont conduit à des résultats assez importants. Il y a, entre les anévrysmes des artères susdiapbragmatiques et ceux des artères sous-diaphragmatiques considérés au point de vue de leur fréquence , une sorte d'antagonisme. Ainsi, les anévrysmes de l'aorte thoracique fournissent un contingent qui s'accroît toujours avec l'âge; ceux de l'aorte abdominale et de ses branches viscérales deviennent au contraire plus rares à mesure que les sujets deviennent plus vieux. La même opposition existe entre la carotide, la sous-clavière, l'axillaire, l'innominée d'une part , — et les artères du membre abdominal d'autre part. Je crois donc pouvoir émettre la proposition suivante : A mesure que l'homme avance en âge, la disposition aux anévrysmes augmente sur les artères susci iaphragmatiques , et diminue sur les artères sous-diaphragmatiques.

Cette assertion ne pouvant être émise sans preuves, je reproduirai ici les relevés que j'ai faits d'après le tableau de M. Crisp.

L'âge des sujets est indiqué pour 505 malades. Sur ce nombre, il y a 162 cas d'anévrysmes de l'aorte thoracique; 5U cas d'anévrysmes de l'aorte abdominale ou de ses branches viscérales ; 81 cas d'anévrysmes brachio-céphaliques , carotidiens , sous-claviers ou axiUaires; et 186 cas d'anévrysmes de la fémorale ou de la poplitée. Je vais conijjarer entre elles ces quatre

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