SAIGNÉE
2e SA1C\ÉE.
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SAIGNEE.
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SAIGXÉE.
Il résulte clairement de ce tableau que chaque saignée diminuait non-seulement la quantité absolue, mais encore la quantité relative de fibrine. Je sais qu'on ne peut pas conclure rigoureusement de ranimai à l'homme, surtout pour des choses aussi variables que la composition et les propriétés du sang ; mais ces résultats sont tellement naturels , tellement conformes à ce que la théorie, dégagée de toute idée préconçue, aurait pu permettre de prévoir, qu'ils sont bien suffisants pour contre-balancer l'assertion de M. John Simon.
Je croirai donc, jusqu'à preuve du contraire, que les saignées répétées, pratiquées sur l'homme en l'absence de toute phleginasie , diminuent pour quelque temps les proportions relatives de la fibrine , et rendent, par conséquent, le sang moins propre ù fournir des caillots actifs (1).
Cela explique sans doute pourquoi les effets de la méthode de Valsalva sont si incertains. D'une part, cette méthode diminue l'activité de la circulation anévrysmale, condition favorable à la
(1) Les ingénieuses expériences de Magendie pourraient faire croire que la fibrine, régénérée à la suite des évacuations sanguines, n'a pas la propriété de se coaguler spontanément. Pour dèfibriner [sic] les animaux vivants, Magendie leur faisait de larges saignées, battait le sang à mesure qu'il s'écoulait , et injectait aussitôt dans la même veine ce liquide dépouillé de sa fibrine. A la deuxième, à la troisième saignée, le battage séparait du sang une sub.>lance beaucoup plus molle, plus légère, plus poreuse et plus volumineuse que la fibrine normale. Cette pseudo-fibrine, soumise à une icmpéiature de 60", se liquéfiait, au lieu de se dessécher et de devenir cassante counne la véritable libiine. En outre, quoique séparable encore du