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OBSERVATION IX (Résumée)
(Frierichs, in thèse Hayeamuüller.)
Cholécystite typhique au troisième septénaire
- Femme de seize ans. Présente des troubles menstruels, mais rien au foie. Elle entre à l'hôpital an neuvième jour de sa fièvre typhoïde. Au bout de trois jours vomissements bilieux. Le quinzième jour apparaît une tuméfaction douloureuse dans l'hypochondre droit,se continnant en haut avec le foie. Cette tuméfaction est piriforme, allant du bord externe du grand droit à la moitié de l’espace, séparant la ligne axillaire de la verticale du mamelon. À la percussion submatité,
La matité hépatique mesure 4 pouces 3/4 sur la ligne axillaire et 6 sur la verticale du mamelon.
La rate est énorme. Toutse remet et le malade entre en convalescence très anémié.
Nous avons donc vu les deux grands symptômes cardinaux : la douleur et la tuméfaction. Il existe un troisième signe quiest presque aussi important que les deux deraiers : c’est la fièvre. On pourra donc dire que dans les cholécystites typhiques survenant pendant la convalescence de la fièvre typhoïde ou dans certaines angiocholécystites il existe une triade symplômatique bien nette : la douleur, la tuméfaction et la fièvre. Nous préférons grouper ces trois symptômes ensemble, afin de bien montrer
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l'importance que nous attachons à l'existence de ces trois signes el aussi pour la clarté du sujet.
La fièvre existe dans la moitié des cas et cette proportion est forte si l’or songe aux symptômes peu nombreux et surtout si frustes existant dans cette affection. La fièvre revêtle plus souvent le type bilioseptique. Nous ne pouvons en donner une meilleure et aussi une plus complète description que celle que nous trouvons dans les leçons de Charcot sur les maladies du foie page 178, leçons qui datent de 1899.
« L'accès éclate toutà coup,à une heure quelconque du jour; il débute par un grand frisson. Le malade est secoué par un tremblement général, ses dents claquent, ses lèvres sont cyanosées. Il a une sensation de refroidissement périphérique, tel que les nombreuses couvertures que l’on accumule sur lui ne lui suffisent pas. Sa température centrale peut atteindre 40 ou 41 degrés ; ce stade peut être plus ou moins Jlonz, parfois deux et trois heures, puis la peau devient brûlante, sèche. La face est congestionnée. Le pouls est dur, vibrant, au-dessus de 100; enfin surviennent des sueurs, assez profuses parfois pour mouiller le lit. À la longue cette fièvre devient rémittente : elle indique la défaite des phagocytes et est signe, dans la grande majorité des cas, de phlegmasie suppurative des voies biliaires à terminaison fatale prochaine.
Cette forme de fièvre est ce qu’on appelle la fièvre intermittente de Monneret et Charcot ou fièvre bilioseptique de Chauffard.Elle ressemble essentiellement
à l’accès palustre et comme lui se compose de trois stades : un stade de frissons, de chaleur et de sueurs très abondantes. La température monte à 40-41 degrés. Le pouls est plus élevé que 100. Puis la température tombe au bout de quelques heures et il lui succède une période apyrétique plus ou moins longue. L'accès peut revenir à intervalles réguliers ou variables.
Si les moyens de défense faiblissent, à la fièvre intermittente fait suite une fièvre rémittente ou continue.
* La fièvre rémittente se caractérise par une température moyenne de 39 degrés, mais à exacerbation vespérale. Sans doute, la courbe de température reste toujours au-dessus de 38, mais elle subil l'ascension thermique vespérale qui existe d’une façon générale dans toutes les pyrexies.
La fièvre continue ou encore dénommée fièvre hépatalgique de Charcot, diffère de la précédente en ce sens que la température est habituellement plus élevée, aux environs de 40, et présente une courbe en plateau, c’est-à-dire ne présentant pas de rémission matutinale. Il faut bien répéter que ces deux dernières formes de fièvre sont exceptionnelles et que lorsqu'elles existent, elles succèdent à la fièvre intermittente et dénctent une profonde atteinte de l'organisme. À côté de ces symplômes cardinaux il existe des symptômes de second ordre qui n'existent qu’assez rarement et constiluent des signes d'exception. Nous allons les passer en revue.