‹ Des Angiocholécystites typhiquesChapitre 19 sur 33 · UT PE · texte numérisé non relu

UT PE

Tout d’abord on observe quelquefois de l’ictèré. Quand ce symptôme existe,c'est que les voiesbiliaires extra-hépatiques sont prises, c'est-à-dire cholédoque, hépatique et cystique, quoique Achard et Feuillé aient cité an remarquable exemple de. cholécystite aiguë avec ictère. on

Différents degrés d’ictère peuvent s’observer.Tantôt on a affaire au type d’ictère catarrhal — Griesinger, sur 600 cas de fièvre typhoïde, en a observé cas: « À la troisième ou quatrième semaine de la fièvre typhoïde, dit-il, un ictère très fugace s’accompagnait d'un peu de sensibilité et d’une légère tuméfaction du foie, les selles restaient décolorées ; il duraiït quelques jours et semblaït n’exercer aucune influence aggravante suf toute la maladie. Trois cas de cette espèceélaient au début assez graves ; quatre parcoururent leur cours avec un ralentissement du pouls ; tous guérirent ». Tantôt l’ietère prend l’aspeët d’un ictère infectieux de moyenne intensité. M. Laignel- Lavastine dit avoir observé en 1908 un exemple de cette variété. Cette observation est relatée dans Fa thèse de Velarde, 1908-1909, page 34.

OBSERVATION X (Résumée)

(M. Laïgnel-Lavastine, relatée par Velarde, thèse de Paris, 1908-1909.)

Malade âgée de cinquante-deux ans,cuisinière,quiaprès avoireu

une pleurésie séro-fibrineuse entra pour fièvre typhoïde en pleine

période d'état, avec hémoculture du bacille d'Eberth positive et agglatination de Widal à 1/50. Une semaine plus tard survintun ictère. Son début brusque se caractérisa par l’exagération de la gravité de létat général, le collapsus cardiaque, la chute de la température de 39°8; à 36°9, le pouls très rapide et petit et l’accentuation rapide du gsubictère en ictère franc orthopigmentaire . avec urines bilieuses, sans décoloration des matières fécales.

Pendant quelques jours le même ictère ortho-pigmentaire

persista avec urines rares, foncées et matières jaune clair, avec

tuméfaction douloureuse du. foie, mauvais état général, langue .

sèche, pouls petit etrapide et délire léger.

La terminaison se caractérisa par de la diarrhée verdâtre, l’augmentation des urines moins foncées, la disparition de la douleur hépatique, lPanrélioration de l’état général et en dernier lieu la disparition progressive de l’ictère.

L’abaissement de: la température dà à lictère étant passé, on

assista à une réitération typhique.

Cette observation est bien caractéristique et des cas semblables ont été publiés par Lancereau, Sander, Griesinger ct enfin Pissavy.

Enfin dans quelques cas excessivement rares, heureusement, on assiste au tableau complet de l'ietère grave, Comme le dit Quénn « le terme ultime de toute infection angiocholique est Fa mort de la cellule hépatique ». Ceci est bien vrai, car l’ictère grave représente le degré maximum de l’ictère imfectieux avec insuffisance hépatique. Il consiste en la présence d'ictère plus ou moins effacé selon le degré de l’hypocholie, cholurie se traduisant surtout en

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