‹ Des Angiocholécystites typhiquesChapitre 27 sur 33 · AIT · texte numérisé non relu

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invariable, c’est que dans l’appendicite la perforation . intestinale ou la eholécyatite, quelle que soil l’obscurité du diagnostic, l'intervention s’impose d'emblée : elle est tout aussi nécéssaire et inimtdiatement nécessaire dans la complication vésiculaire que dans l'appendicite ou la perforation intestinale. »

Vedel-et Rimbaud écrivent : « Qu'importe après tout que les signes de perforation et de péritonite soient attribués à l’inteslin, à l’appendiee ou à la vésicule biliaire : l'indication opératoire n’en est pas moins formelle dans les trois cas, l'intervention fera la lurnière et sera seule capable de guérir. »

Enfin il faut se souvenir du précepte de Quénu :

«Quand on a été conduit à mettre la région ikocæeale à déeouvert et qu’on n’a pas trouvé les lésions qu'on supposait, on devra porter ses recherches du côté de la vésicule. » |

>" Certains abstenlionnisies invoquent le peu de résislance des typhiques, mais les slatistiques de M.Quénu démontrent lenon-fondé de cet argument ;

3° Pour d’autres, il serait difficile de protéger le, péritoine. Maïs ce n’est pas une raison car, on n’opérerait plus Loultes les affections où existe du pus et cependant, il vaut mieux prévenir et empêcher la perforation de celte poche de se produire, Il suffit alors de bien protéger avec des champs et commencer par ponctionner avec une aiguille pour retirer le grand excès de pus avant dinciser. Certains auteurs préconisent encore um autre syslème : ils font l'opération en deux temps : fixer la vésicule au

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péritoine, attendre la formation des adhérences et ouvrir dans un deuxième temps quandelles se sont formées.

4° D'autres invoquent la gravité du choc opératoire chez un tlyphique. Certes, cela doit entrer en ligne de compte mais cependant, comme le dit M. Quéau, si on n'intervient pas Qil est plus grave à un individu de perforer son intestin et de répandre dans le péritoine un contenu intestinal éminemment septique » et, d’après sesstatistiques sur 21 opérations complètes pratiquées au cours de la typhoïde, nous comptons 18 guérisons et 3 morts.

5° Enfin,certains invoquent la possibilité de guérir par le traitement médical. Certes, si cette assertion est vraie pour les formes eatarrhales elle est absolument fausse dans les cholécystites purulentes.

Les interventionnistes, en plus des arguments que nous venons d'exposer dans la contre-partie, en invoquent de nouveaux :

1 L'intervention permet de désinfecter les voies biliaires et, par conséquent, de prévenir les accidents immédiats ainsi que les tardifs comme la lithiase.

Le traitement chirurgical de la cholécystite est le vrai traitement prophylactique de la lithiase.

>" On empêche ainsi les récidives et on supprime les porteurs de bacilles ainsi que le prouve l’opération de Dehler qui, après une cholécystostomie, ne trouva plus de bacilles chez un homme qui était auparavant porteur de bacilles.

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Du reste, pour terminer cette discussion entre les | interventionnistes et les abstentionnistes, il suffit de : rassembler les statistiques d’Uffert, d’Erdmann

et de Camac.

£ 34 cas Re "ut 8 Interventions 26 Abstentions Mortalité; .,: ‘1 20

Guérison... 7 6

Pour Erdmann (Vew- York med. Journal, 18 avril

1907.) 34 cas Re RU RS 7 Interventions 27 Abstentions sé MOREL te, 2 27 Guérison ... 5 310

Pour Camac :

k 69 cas 69 abstentions Mort... 64 Guérison .., ) 5

Si l’on récapitule ces tableaux, on voit que, sur 137 cas, il y eut 15 interventions comprenant 3 morts et 12 guérisons,ce qui fait,en arrondissant les chiffres, 1 mort sur 10 interventions,et 8 morts sur 16 abstentions.

L'intervention dans les cholécystites doit présenter trois caractères. Elle doit être précoce, douce et rapide. Précoce : a comme avantage que le microbe n’a pas encore la virulence exaltée et que l'inflam-

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mation n'est encore que limitée. On sait que c’est la même règle qui existe dans l'appendicite. Pour celle-ci, il vaut mieux opérer lorsque la crise vient d’éclater, mais trente-six heures après il est trop tard. Il faut alors attendre et opérer à froid. Pour la cholécystite typhique c’est tout à fait semblable. Ainsi le prouvent les deux observations suivantes :

OBSERVATION XXIX :Résumée)

Landrieux et Blondin (Société médicale des hôpitaux, 10 février 1905.)

Typhoide.— Cholécystite de la convalescence. — . Cholécystostomie. — Guérison.

Femme de vingt-cinq ans, arrivée au trente-sixième Jour de sa fièvre typhoïde avec température au-dessous de 38 degrés quand, subitement, apparait une douleur à Phypochondre droit. Puis nausées, vomissements verdâtres, les douleurs lui arrachent des cris. À son entrée, la température est de 37°4, pouls 86. Subictère, défense musculaire du. ventre surtout à droite. Hyperesthésie plus manifeste au niveau de la région hépatique.

Pas d’albumine ni fragments. Morphine, glace. Le soir température à 39°8, vomissements bilieux. Le lendemain douleur bien localisée à Ja vésicule. À ce point matité et douleur provoquée. M. Cunéo lopère vingt-six heures après. le début. Il découvre la vésicule par l’incision de Kehr. Péricholécystite. À l’incision de la vésicule : bile, puis pus, trois ou quatre calculs,

cholécystostomie, drairage. On injecte 4 litre de séram. Guérison

en trois semaines. L'examen des liquides biliaires donne le

bacille typhique pur.

OBSERVATION XXX (Résumée) (In thèse Gilbert) Erdmann (Nes-York med. Journal, avril 1903.)

Cholécystites — Typhoide au cinquième septennaire. — Cholécystostomie. — Guérison.

Femme de quarante-six ans, typhoïde il y a cinq semaines et brusquement douleurs abdominales, température à 39 degrés, pouls à 120,-état général lrès mauvais. Au bout de douze heures laparotomie croyant à une perforation intestinale. Dans le ventre on trouve bile, vésicule perforé. Cholécystostomie, Gué-

rison.

Cette observation en plus que cela nous montre que l'intervention doit être précoce, nous est aussi un exemple frappant du traitement des perforations de la vésicule. Tandis que les uns attendent et n'interviennent pas pendant le collapsus mitral, les autres avec Lejærs disent : «de ne pas différer d’un

’seulinstant l'opération en eas de perforation : Le plutôt n’est qae mieux.» C'est à cette formule qu'il faut se rallier et notre observation erest un exemple. Cependant, en clientèle, les préparatifs demandent huit à douze heures el, pendant ce temps, il faut ‘retnonterle malade, lui faire despiqüres d’éther, de

caféine, de sérum.

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