HISTORIQUE
On peut, d'une façon générale, comme dans toute genèse d'une question, diviser l'histoire des angiocholécystites typhiques en deux périodes :
La première période est basée sur l'expérimentation et l'observation. C'est la période où l’on découvre et identifie la maladie, mais d'une façon grossière. L'on note et l’on publie des cas de cholécystites typhiques sans en connaître la nature exacte, la pathogénie et les accidents;
La deuxième période est une période de recherches vraiment scientifiques où, sous le contrôle de la clinique, de la bactériologie et de l'expérimentation, les auteurs modernes acquièrent des notions précises. On la voit apparaître sous le patronage de Hunter qui en observe le premier la lésion vers la fin du xvur siècle. Nous en avons comme preuve la vésicule ulcérée du musée des chirurgiens de Londres, préparée et étiquetée de sa main. Il faut arriver au début du xixe siècle pour voir avec Louis, Jenner, Griesinger, Rokitansky, réapparaitre cette question. Ces auteurs décrivent des ulcérations et perforations de la vésicule biliaire, mais on peut dire que c'est à
Louis que revient le mérite de voir la parenté qui
. unissait la cholécystite à la fièvre typhoïde. Mais,
jusque-là, il ne s’agit que de constatations au cours d’autopsies et aucun de ces auteurs ne pouvait diagnostiquer cette affection pendant la vie. Frierichs, Leudet et Laveran ont fait faire ce nouveau pas à celte question.
Il faut arriver én 1876 pour trouver la thèse de Hagenmüller, qui est la première étude synthétique. Cet auteur rapporte 18 cas déjà connus, donne une symptomatologie et préconise le traitement médical.
Enfin, nous arrivons à l’année 1880 qui marque le début des grandes recherches et découvertes, non pas spécialement pour cette quéstion, mais encore pour toute la médecine. N’est-elle pas l’époque des découvertes grandioses de Pasteur ? Eberth, de 1880 à 1883, fait la découverte capitale de son bacille. Gaffky, en 1886, parvient à cultiver le bacille d’Eberth, Chantemesse, Widal, en 1887, étudient les propriétés biologiques du bacille d'Eberth et inaugurent l’ère féconde desrecherches méthodiques. Puisque nous sommes à cette époque, nous pouvons noter, en 1889, les recherches de M. Chantemesse sur la vaccinothérapie typhique et c’est réellement à cet auteur, à un auteur français, que revient la découverte de ce nouveau vaccin et non pas à Wright comme la plupart le pensent.
Les travaux bactériologiques se multiplient. Dès 1886,Charrin et Roger réalisent chez le lapin l’infection typhique des voies biliaires et prouvent ainsi
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