‹ Des Angiocholécystites typhiquesChapitre 9 sur 33 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Les: différentes parties des voies biliaires peuvent être atteintes par le bacille d'Eberth que ce soient les voiesintra hépatiques ou extra-hépatiques. Parmi les: premières, ce sont les voies intra-lobulaires, c'est-àdireles canaliculessécrétoires quisont le plus souvent touchés, mais en même temps: qu'elles, se prennent les voies extralobulaires, c'est-à-dire les conduits biliaires, conduits vecteurs qui s'étendent depuis la périphérie du lobule jusqu'au: hile du foie qui comprennent :10 les conduñts interlobulaires:; 22 les: conduits biliaires proprement dits. L’infection peut gagner aussi les conduits aberrants situés le plus: souvent dans le ligament triangulaire gauche et représentant les branches de prolifération du foie tubulé primitif arrêtées dans leur développement.

Celte atteinte des voies biliaires intra-hépatiques donnent surtout naissance aux abcès du foie et c’est d'elles que relèvent les complications à distance eomme les cirrhoses biliaires avec ictère chronique et les scléroses du foie.

Mais le-plus souvent ce sont les voies extra-hépa-

tiques, les voies biliaires qui sont enflammées, Ce

rar nue

peut être le canal hépatique qui serait la voie par laquelle passeraient les bacilles avant de gagner la vésicule biliaire depuis que l'on admet la voie descendante de l'infection. Ea vésicule biliaire, le canal cystique et le canal choléoloyne sont le plus souvent touchés et constituent langio-cholécystite. Comme le dit M. Quénu ; « La localisation prédominante de l'infection typhique des voies biliaires siège à la vésicule. On note porfois quelques cas d’angiocholites surajoutés. Mais, dans l'immense majorité des cas, ce qu'en observe dans la fièvre typhoïde c'est la cholécystite ». Pour motre part, nous ne sommes. pas tout à fait de cet avis car M. Quénu se place à un point de vue tout à fait spécial : la cholécystite chirurgicale, et dans ce travail général nous devons éludier aussi les cholécystites que l’on voil assez souvent dans des services de médecine. Ceuxci s’accompagnent le plus souvent d’ictère, signe d’angiocolécyslite concomitante.

Les lésions peuvent être très légères et passer par la suppuration, pouvant aussi aboutir à la perforation. Nous étudierons au point de vue anatomopathologique deux, types : le type catarrhal correspondant aux cas légers et le type purulent correspondant aux cas graves. Nous passerons alors ensuite aix complications de ces deux formes c’est-à-dire les ulcérations, les perforations et enfin les complications à distance,

La cholécystite catarrhale représente le premier stade de l’inflammation éberthienne. À l'ouverture de

one

l'abdomen la vésicule est souvent distendue mais quelquefois relâchée. La couleur est variable, le plus souvent elle est rougeâtre présentant tous les signes de l’hyperhémie mais elle peut devenir brune et prend alors un aspect de feuille morte. A l’état normal, la vésicule biliaire et le canal cystique présentent deux tuniques : une tunique fibreuse formée de tissu conjonctif constituant une sorle de membrane sur la face interne de laquelle se trouve une couche de fibres musculaires lisses affectant une disposition plexiforme, el une tunique muqueuse. Dans cetle tunique se trouvent tout d’abord des diverticulums pseudo-glandulaires moins nombreux et moins développés que sur les canaux hépatiques et cholédoques; cette tunique est composée d’un chorion et d’un épithélium. Le chorion, soulevé en crètes qui répondent aux plis permanents, est limité par une mince bordure de substance amorphe du côté de l'épithélium. Celui-ci est un épithélium cylindrique, simple à cellules présentant un plateau strié et dont le protoplasma renferme des gouttelettes graisseuses. Ce petit aperçu histologique de la vésicule biliaire nous permettra de bien saisir les différentes modifications de cette poche tant au point de vue maeroscopique que microscopique.

Au point de vue macroscopique on constate une tuméfaction de la muqueuse. Celle-ci a perdu son aspect chagriné. Les parois de la vésicule sont épaisses. Mais les lésions microscropiques sont beaucoup plus nombreuses. [l existe trois sortes de lésions

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bien nettes : des lésions d’hyperhémie, de dégénérescence épithéliale et d'infiltration cellulaire intersti- -tielle:

L'hyperhémie se manifeste par de la dilatation vase culaire. On constate la différence de coloration de la muqueuse. Celle-ci devient rouge pouvant aller jusqu’à la teinte violacée. Cette hyperhémie se voit quelquefois d’une façon parfaite sur des coupes dans lesquelles on constate parfois de l’extravasion sanguine. La dégénérescence épithéliale se traduit tout d’abord par une prolifération des cellules à plateaux constituant l'épithélium cylindrique de la vésicule. Puis, à ce stade de prolifération, succède un stade de dégénérescence. Ceci constitue un mode-de défense de l’épithéliam contre l'infection: elle a commencé par augmenter la solidité de sa couche épithéliale mais elle succombe dans la lutte et ses cellules dégénèrent.

Les gouttelettes graisseuses disparaissent, les stries dé cellules à plateau disparaisssent et l’épithélium ne tarde pas à desquamer, à tomber, laissant à cer= tains endroits la couche muqueuse complètement à nu,

Enfin nous arrivons à l’infiltration cellulaire interstitielle. La sous-muqueuse et la musculense sont

envahies par une prolifération de cellules rondes

représentant des éléments embryonnaires nés sur place et par une affluence de leucocytes diapédésés des vaisseaux sanguins. Cette cholécystite catarrhale peut évoluer de deux façons différentes: ou bien

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