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seul employé pour l'étude histologique. La méthode de Loeffler et la double coloration de Orth ont été mises à contribution pour la recherche des micro-organismes dans le tissu.
Les lésions siègent dans les canaux biliaires et l’espace conjonctif qui les circonscrit, et en plein lobule hépatique.
Les canaux biliaires sont alteints d’une vive angiocholite marquée par l’infiltration embryonnaire de leurs parois et par la présence dans leur cavité de nombreuses cellules rondes et de leur épithélium desquamé, plus ou moins altéré, mais presque toujours reconnaissable. De petites collections leucocytiques sont incrustées dans la paroi; d’autres gravitent autour des conduits empiétant parfois sur le terrain lobulaire.
L'infiltration embryonnaire, dépasse sur la plupart des points les limites des canaux biliaires pour s'étendre à la totalité du tissu connectif environnant (espace-portite) et aux parois vasculaires y contenues. Il y à une néoformation manifeste des canalicules biliaires dans beaucoup de ces espaces. Quelques-uns de ces nouveaux conduits sont pleins, c'est-à-dire, se présentent sous la forme d’une couronne épithéliale s’étalant en rosace autour d'un point solide : d’autres ont nettement une cavité canaliculaire. Barbacci, qui a constaté aussi cette double apparence des néo-canalicules, à remarqué de plus, fort justement, qu’ils étaient exceptionnellement dilatés ou altérés, au contraire de ce qui arrive aux vaisseaux biliaires d’un calibre supérieur.
A côté d'espaces ainsi modifiés s’en montrent d’autres élargis par un processus scléreux. Des brides conjonctives s’en détachent en quelques endroits et peuvent même encadrer, en s’unissant à d’autres, un ou plusieurs lobules hépatiques. Quelquefois une de ces brides se dirige vers la veine centrale sans l’atteindre. Dans les parties marginales des lobules, ainsi que dans les parties centrales, des petits foyers purulents se montrent qui refoulent autour d'eux et aplatissent les cellules hépatiques. De distance en distance de vastes abcès se sont formés, dont la topographie ne peut être précisée. Dans leur voisinage, les éléments cellulaires du foie subissent tous les degrés d’une dégénérescence nécrobiotique.
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Ces éléments essentiels de la glande hépatique ont perdu dans la totalité de l’organe leur disposition trabéculaire. Ils suivent un cours tortueux et irrégulier et sont fortement infiltrés de pigment biliaire.
La méthode de Lœæffler nous a toujours montré la présence dans les canaux biliaires et dans les abcès de bacilles morphologiquement semblables au bacterium coli, le seul constaté dans nos cas. Les microorganismes se présentent en nombre et en disposition variables. Nous avons pu le constater entre l’épithélium desquamé des canaux, entre les éléments conjonctifs des parois canaliculaires et de l’espace porte, dans la périphérie des abcès, entre des cellules hépatiques nécrosées ou plus ou moins saines.
Les lésions histologiques de l’angiocholite trunculaire se rapprochent beaucoup de celles de la cholécystite qui seront bientôt décrites. Les gros canaux présentent en effet une structure méconnaissable à cause de la chute des épithéliums et de l'infiltration parvicellulaire étendue à toute la paroi, laquelle est épaissie et présente de petites collections leucocytiques, signes de la phlegmasie purulente.
La couche séreuse participe presque toujours à la phlogose.
Je ne décrirai pas les lésions dues à la maladie occasionnelle, carcinose ou autre.
CHOLÉCYSTITE SUPPURÉE. — À l'ouverture de la cavité abdominale l’on peut trouver le cholécyste distendu, formant ce que l’on a appelé la tumeur biliaire., Dans un cas de Kocher il atteignait les dimensions d’une tête d’adulte. Plus souvent il est caché dans sa loge hépatique, petit, ratatiné sur les calculs, cause ordinaire de son inflammation, ainsi que dans un de nos cas les plus récents (obs. XIX). IL peut être réduit au volume d’une grosse olive (Hanot).
M. le professeur Terrier a mis en lumière ce fait, déjà signalé par Courvoisier, que dans les cas d’obstruction du canal cholédoque par des calculs, la vésicule biliaire, loin d’être dilatée, est au contraire atrophiée. MM. Bar et Pic (cités par M. Hanot) ont dé-