‹ Des Angiocholites et Cholécystites SuppuréesChapitre 23 sur 70 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Diagnostic.

Dans le chapitre précédent j'ai beaucoup insisté sur le peu de solidité que les signes cliniques des angiocholites et cholécystites suppuratives fournissent au diagnostic de ces affections, à cause de leur inconstance et de leur variabilité.

Les deux cas opposés ont été maintes fois observés dans la science, comme je l’ai déjà dit. Celui, où l’ensemble complet des symptômes analysés faisait croire à des lésions suppuratives profondes des voies biliaires, lésions à peine ébauchées ou nullement présentes à l’autopsie ; et, au contraire, celui où l'histoire clinique ne faisait rien prévoir du côté de l'appareil biliaire et où, à la grande surprise du médecin, la nécropsie montrait Le tableau anatomo-pathologique le plus achevé des angiocholites et cholécystites suppurées.

Aujourd'hui encore un diagnostic ferme d’angiocholite ou de cholécystite suppurée ne peut être porté. En analysant les observations que j'ai pu consulter, l’on voit qu’en réalité ce diagnostic n’a presque jamais été affirmé.

Tous les symptômes étudiés pris isolément manquent en effet d’une réelle valeur clinique.

La fièvre, qui en est le principal, n’est que la manifestation extérieure de la septicémie biliaire. Or, cette septicémie se produit sans qu’il y ait présence de pus dans l’arbre biliaire et même sans qu'il y ait la plus insignifiante lésion inflammatoire de ses rameaux.

L'ictère et les accidents qui l’'accompagnent généralement ne

sont que l'indice d'une obstruction plus ou moins complète des canaux excréleurs.

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