ROME
ensuite par Lewaschew, Prévost et Binet, Rosenberg et d'autres expérimentateurs.
M. Dujardin-Beaumetz le prescrit ainsi :
Salicylate de soude. . . . . . . DU 0 loicrammines HAUSSE PURE AS art RD —
Prendre, à la fin du repas, une cuillerée à dessert.
Mais, en même temps qu'il active la sécrétion hépatique, le salicylate de soude, en se dédoublant et en s’éliminant par la bile sous la forme d'acide salicylique, s'oppose à la pullulation microbienne dans ce milieu. Cette action, d'autant plus inestimable que les antiseptiques qui s’éliminent par les voies biliaires sont très rares, fait qu’il est actuellement le médicament le plus employé chez les biliaires.
De plus, sa propriété anti-hyperthermique bien connue et celle qu'il possède de diminuer les phénomènes douloureux et le spasme réflexe des conduits biliaires (Germain Sée) ajoutent à ses grands mérites dans le traitement des angiocholites et cholécystites infectieuses.
Voici comment plusieurs auteurs le prescrivent dans des cas de calculose hépatique, cause la plus fréquente de l'infection biliaire.
Stiller, de Budapest, fait prendre à ses malades, dans un demiverre d’eau alcaline, quatre fois par jour un mélange ainsi composé :
Dalioyiale dessu... hits ten sie 50 centigrammes Hxtramdesbelladoner ner 1 —
pour une dose.
Souvent les douleurs disparaissaient en 2 jours, et la fièvre était supprimée complètement.
Naunyn le recommande à la dose de 2 à 3 grammes, Nothnagel à celle de 4 à 5 par jour.
Si l'estomac réclame des ménagements on peut avoir recours à l’une ou l’autre des prescriptions suivantes (Galliard).
En lavements selon Erlanger, de Munich:
DURE RE MC RE OPEN . 100 grammes Salic vide des0nde. . + Me. à 0e 6à8 — Pavdanumide Sydénban EN RE 1 gr. 50
Méler. Pour un lavement. À administrer à l'aide d’un tube en caout-. chouc mou enfoncé à une profondeur de 20 centimètres environ, après avoir donné préalablement un lavement évacuant. Le laudanum est indispensable pour faire garder le remède.
Ou en suppositoire, selon Lemanski :
Salicylatedesoude eee EC ra TaIrLE Béurre de CACAO ER EE EN QE:
pour un suppositoire.
- En employer 5 ou 6 fois.
Le salol peut remplacer, comme cholagogue et comme antiseptique biliaire, le salicylate de soude, mais non pas comme antifébrile et analgésiant. Il a cependant l'avantage d’être aussi un bon antiseptique intestinal.
Voici comment M. Chauffard s’exprime à l'égard de ces deux médicaments : « Mieux encore que le salicylate de soude, le salol mérite alors d'être employé. Il est bien supporté, même à doses assez élevées, et comme il reste en partie inaltéré, non dédoublé en acide salycilique et en acide phénique pendant sa migration dans l'intestin, il permet de réaliser du même coup l’antisepsie intestinale et l’antisepsie biliaire. Qr, comme c’est par les germes intestinaux que les voies biliaires sont le plus souvent infectées, rendre aseptique le milieu où elles débouchent constitue une indication majeure, aussi bien au point de vue de la prophylaxie que de la guérison de l'infection ascendante ».
Un autre antiseptique intestinal, le benzonaphtol, doit être signalé comme pouvant rendre des services dans le traitement de ces affections. Il mériterait même d’être préféré aux composés salicylés, car, si l’on croit M. Lépine, l'acide benzoïque aurait sur l'acide salicylique l’immense avantage de ne pas congestionner le foie. On sait que ce dernier acide congestionne aussi les reins. Le benzonaphtol a encore cet avantage, non méprisable lorsque le traitement doit être continué longtemps, de ne modifier en rien le chimisme stomacal, ainsi que je l’ai constaté en des expériences comparatives sur divers antiseptiques intestinaux poursuivis en collaboration avec M. Gilbert.
Qui Les
Un composé semblable de l'acide benzoïque, le benzoate de soude, est vanté par MM. Lépine et Dufour comme cholagogue et antipyrétique très utile dans certaines maladies du foie.
L'emploi du benzonaphtol chez les biliaires, au même titre que le salol, mérite donc d’être pris en considération. Il est vrai que, dans leurs expériences, Prevost et Binet ne constatèrent pas la présence de l'acide benzoïque, ni de son dérivé, l'acide hippurique, dans la bile des animaux auxquels ils avaient administré du benzoate de soude.
Lorsque la phlegmasie suppurative des voies biliaires est déclarée, il faut établir un {railement symptomatique. La médication contre la douleur par la morphine seule, ou associée à l’atropine, et par d’autres analgésiants ; la médication tonique contre l’état adynamique ; la médication antipyrétique, ete., sont assez connues pour que je ne m'arrête à les décrire plus longuement. À propos de la dernière, je rappellerai seulement que la quinine n’a qu’une influence minime sur la fièvre bilio-septique.
Le traitement des complications ne présente rien de spécial digne d’être signalé ici.
Les cholécystites suppurées réclament très souvent, en dehors des soins indiqués, un traitement chirurgical. Je ne saurai décrire les nombreux procédés opératoires des cholécystotomies et des entérostomies bihaires diverses, aujourd'huisi avantageusement en vogue ; ni discuter leurs avantages et leurs indications particuliers.
Le traitement des angiocholites et cholécystites suppurées qui compliquent les maladies microbiennes s’efface devant la nécessité d’obvier aux troubles profonds produits par l'affection générale.
S'il y a lieu de l’établir, il doit reposer sur les mêmes principes qui viennent d’être indiqués et remplir les mêmes indications.