‹ Des anomalies artérielles, considérées dans leurs rapports avec laChapitre 22 sur 40 · U TRONC DE L AORTE ABDOMINALE · texte numérisé non relu

U TRONC DE L AORTE ABDOMINALE

petits intestins; dépendants délepiploon, ils pénétraient la tumeur, A part peut-être quelques exagérations, c'est sans doute aux veines ovariques que Tau teur prétend faire allusion : elles sont proportionnellement plus considérables que les artères, et, indé« pendamment des veines satellites, on en découvre plu* sieurs autres isolées. J'ajouterai à cette indication , d'une richesse vasculaire fâcheuse, que dans certaines hydropisies enkystées de Fovaire, des vaisseaux de nouvelle formation sont disséminés sur cette pseudo* membrane tomenteuse, tapissant l'intérieur de la plupart des cavités dont est rempli l'ovaire. L'étude de faits de cette naturelle souvenir d'une opération malheureuse, rendaient Delpech incertain , alors qu'il fallait, pour la première fois , ponctionner l'ovaire. J'ai vu hésiter, en cette circonstance , celui dont le génie chirurgical ne devait guère connaître d'obstacleSé Quelle donnée tant soit peu certaine, demandait-il^ dirigera, quant au lieu où doit se pratiquer l'opération , sans courir les chances de blesser d'aussi immenses vaisseaux ? La ponction de l'ovaire est donc douteuse dans ses conséquences , puisqu'elle n'est pas soumise à des règles fixes et arrêtées. N'argumenterait-on pas plutôt ici de ce qui pourrait advenir que de ce qui est arrivé en réalité? Singulière opposition ! des hommes d'un grand savoir, s'appuyant sur leur vaste expérience, répugnent à une première ponction de l'ovaire , parce qu'il faut se confier au hasard ; d'autres, dont les noms sont imposants, croient à son innocuité. Enfin , n'a-t-on pas extirpé l'ovaire en totalité et même parfois avec succès? Un vaisseau ovarique considérable est-il ouvert , la lésion n'est pas plus au*

dessus des ressources de Fart que celle de Tépigastrique. De célèbres exemples solit consignés dans les Mémoires dé F Académie de chirurgie^ pour rappeler que Ton d , comme méthode d^électiou , largement ouvert la tumeur dvârique. Inciser sur le lieu de la ponction pour recotîuattré le vaisseau ouvert , le lier, est un précepte qui réclame une hardie et prompte exétution.

ArtèreÈ diaphragmatiques Inférieures. — Déjà, en traitant du tronc cœUaque, jai parlé dessous*diapliragmatiqueS , artères remarquables par là chaîne ânastomotlque qu elles concourent à établir eutre les intercostales, les lombaires et la mammaire interne. Il u'est pas ordinaire que les sous-diaphragmatiques émergent par un tronc unique de l'aorte ou de là cœliâque. La droite, plus sujette â variations, naît plus bas que la gauche : les deux sortent de Telorte à des hauteurs différentes. Les aberrations d'origine tious les moUtrént en communauté , dû mieux fournies par lescapsulaires, la première lombaire , la rénale et la coronaire stomachique. Haller a Uoté la présence de Quatre diaphragmatiques inférieures , deux provenant de Faorte , les autres de là cœliaque. J'en ai démontré trois, deux à droite, dues à la cœliaque, la gaUche à l'abrte. Comme Meckel, j ai suivi la branche externe de la diaphragmatique droite venant isolément de Faorte; deux fois j'ai constaté Tdbsence de cette branche , qui se perd dans la portion lombo-costale du diaphragride : suppléée dans une circonstance par une artère âoriique anormale, elle Tétait dans Vautre par iiti vaisseau de la première lombaire,

Sqr «rt ^t\fmi mâle, néà têrtnë et mort «g§sit0e, lo

DU TRONC DE L'aOHTK ABDOMINALE. 265

diaphragme manquHÎt d'une tnâilière presque cotil* plète, car je n'ai pu di9tin5uer que deè vestiges du pi*lier droit ef une très petite artère diaphragtnatiquâ fournie par Faorte et se terminant dans le pilier radinientaire; il n'existait aucune trace des diaphragma* tiques supérieures.

Artères lombaires. Elles naissent de la partie postée rieure de laorte, eu notnbre égal à celui des vertèbres de cette région , et cependant des auteurs classiques ne portent le nombre de ces artères qu'à quatre ^ dif* férence tedant à ce que les uns nomment dernière intercostale, l'artère du douÉième espace intercostal^ taudis que les antres regardent comme intercostales aortiques celles qui longent la dernière céte (i). Les variations d'origine des lombaires tiennent, comme le fait observer le professeur CruVeilhier^ au dévelof^pement plus ou moins èonsidérable de l'iléo-lombaire ^ qui est pour les artères lombaires ce qu'est l'inter^oà^ taie supérieure [)our les intercostales aortiques. LeS aberrations d'origine ont trait à la communauté dé deux vaisseaux Oondgus au même côté , et il n'est pal commun que deux lombaires opposées viénhent s'in« sérèr sur le même trdnc. J'ai Vu la dernière lombaire droite naître de l'iliaque primitive.

Les cas d'absence de la première lombaire doivent être distingués de ceux de simple réunion à\et la der^ nière intercostalô^ Sur le etidavre d'ild jeune phtbt-

(i) C'est avoe raUoo que Tbeile tarx« d'inexattitticU oeuk qui âe reconnaissent d'intercostales que celles marchant dans les espaces intercostaux, p6ur n'admettre ensuite que quatre lombaires aortiqtieè; dans ^0 ti\ç^\ pdH rig^rèftiià m ^«âéntuils ^àiitiixi llléfit^à

sique, injecté pour Fétude des vaisseaux, on ma montré une anomalie de la dernière lombaire, curieuse par la symétrie qui la caractérisait des deux côtés: elle sortait d'un tronc commun aortique ; très té« nue y elle contournait la partie moyenne du corps de la cinquièmiB vertèbre lombaire, se teiiBinant à la base de Tapophyse transverse de la vertèbre , après s'être anastomosée avec une branche de Tiléo-lombaire , qui la suppléait dans son mode de distribution accoutumée.

Faut-il rappeler aux fauteurs de la ligature do Taorte abdominale que la fixité des lombaires sur le rachis exposerait à leur rupture si, dans cette opération, on tentait d'éloigner à une certaine distance Faorte de la colonne lombaire ?

Sacrée moyenne, — La sacrée moyenne provient de la partie postérieure de Faorte abdominale, au-dessus deFangle de la division des iliaques primitives, que Ton peut considérer comme branches latérales de Faorte, dont la sacrée moyenne serait la terminaison. Les variétés d'origine de cette artère la montrent nais« sant de Filiaque primitive gauche , plus rarement la droite , des deux dernières lombaires émergeant d'un tronc commun. L'aorte se bifurque- t-elle prématurément, la sacrée moyenne, accrue dans son calibre, fournit la dernière lombaire : Fartère qui nous occupe peut être double, et les deux branches sont ici d'inégale grosseur. J'ai été témoin de deus: cas semblables dans lesquels les sacrées latérales se trouvaient à Fétat de vestige : il y a d'ailleurs presque toujours antagonisme de développement entre celles-ci et la moyenne. Enfin , je rappellerai qu'^u niveau de la

quatrième vertèbre sacrée se détache une branche assez considérable , se distribuant à Fintestin rectum et suppléant quelquefois rhémorrhoïdaie moyenne.

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