‹ Des anomalies artérielles, considérées dans leurs rapports avec la pathologie et les opérationsChapitre 11 sur 44 · DES ARTÈRES SOUS- CLAVIER ES · texte numérisé non relu

DES ARTÈRES SOUS- CLAVIER ES

braies ne provenaient ni Tune ni l'autre des sousclavières correspondantes; c est de la crosse deTaorte qu'émergeait directement la gauche; la droite, plus volumineuse , et le contraire a lieu assez coram«i« nément, sortait de la carotide primitive droite, à 4 millimètres au devant de cette dernière (i) : toutes deux marchaient parallèlement au-devant de la colonne trachélienne , jusqu'à la troisième vertèbre cervicale; la vertébrale s'engageait dans son canal , après avoir donné plusieurs rameaux , pour remplacer les cervicales ascendantes , qui manquaient complètement. La sous-clavière né fournissait ici que cinq branches collatérales. Cette observation inspire des réflexions sur ce ([ui aurait pu survenir avec de semblables variétés ; d'abord un anévrisme de la vertébrale droite à son origine en aurait imposé , et il devenait facile den placer le siège dans la carotide pHmitive, et réciproquement : par une singulière disposition, une hémorrhagiè de la vertébrale ne devrait-elle pas être suspendue par la ligature de la carotide primitive, opération ici plus favorable en apparence qu'en réalité, surtout si Ton avait lié au-dessous de la vertébrale ? Et en effet on privait ainsi brusquement le cerveau de sang artériel , dans un de ses hémisphères. Un fait déjà mentionné par nous et dont la connaissance est due à Hildebrand, de Berlin, démontre que la carotide primitive émet la vertébrale gauche, qui remplaçait la sous-clavière de ce côté. En semblable occurrence , la ligature du irotic carotidien intercep*

(i) Sur le sujet dont robscrvation nous n été commun'u|Ut'fî |»ap M. le «inrtiitr Sappey, une di^posifion an»îo{;iie f>\îsfaif.

lit^ ANOMALIES

tait le cours du sang au côté gauche de la tête e\ ai| membre supérieur. On peut dire que la ligature du vaisseau équivalai|, pour I^ résultat de Tinterruption du sang, à celle dq tronc brachio-céphalique, e% tout port^ à çfoire qup Tinsuccès eût été la suitç d'upe telle opération.

Les vertébrales présentent parfois une double origine; les d^v.x r^pîi^^3 viennent de la sous-clf^vjèfe, ou Tune seulement de ce vaisseau et lautre de TaoTte. J.-J[. Meckel parle d'une vertébrale à triple origine, la troisième due à la thyroïdienne inférieure. Ce ne SOQ^ point ici ^ jedois lef^ifÇ T^Wa^qM^r, desdi^pli* cations de Fartère^ pviisqqe les branches d'prigipe se reupi^^ent bientôt , ou avant ou après. Tintrodacr tio^ ^u vaisseai^ dans le capal vertébral. Quain a représenté ( i ) une s^mblali^le aaomalie ; la yer^ébr^le droite naU de la spus-clavière piir tfoj^ branches se rét^iissant en un seul trpqc qvii, au niveau de la quatrièpne vertèbre cervicale, s ir^troduit 4aî)S l^^^a.n^l creusé à la base de« apo.pl^yses, tran^v^rçies de cette région.

Cette ^l^ltiplicité de racines qui e>(iste à rorigine de la vertébrale $erait elle la continuation tpi^te exceptionnelle d'un état qui na lieu que durant |a vie intra-utérine?

L'artère ne pénètre pas toujours par le trou de la sixième vertèbre cervicale. Sur un seul sujet et à gauche , je l'ai vue entrer par celui de la septièn^e * disposition rare, quoi qu'en aient ditMonro et Mayçr;

(i) The Anatomy of the arteiies af the human hody^ gtlas,

pî. xxrv, fig. 9.

DES ARTÈitfi)^ |OU«>i;LÂVIÈHfc:s. iH

nuiift il «ftt btatioQup plus comman qu ell« ]i« 9 ms«* nue que vers la cinquième, -quatrième, tFoi»iàii)# et même , dit*K)n » la deuxième vertèbre. Cet difllé^ renées d^ hauteur; relatives à la pénétrai io» du vais* seau dans son eanal, sont importantes, constdéréas au point de vue pratique. Ici se place un fait isapporta par. Bgrns : sur un enfant dont la verlébnala gauche provenait de la crosse aorlique, la droite naissait de la sotts^elavière le long de la carotide , pour se placer aussitôt derrière elle, montant sur le muscle droit aniériQur, unie au n^rf grand sympathique; elle conaarvait ses rapports jusqu au piveau de la troisième vertèbre cervicale; là ei peu au«-dessous delà bifiircation de la carotide primitive , elle entrait

daof son canal. Un fa^pia mince ^interposait entre

ces deux artères : on eût facilement compris la vertébrale dans la ligature ^ qui n était destinée que pour lu oart^iide: aussi est*il de rigueur, avant^'é^ treîndrQ le vaisseau dans Iqpse du fil, de s assurer de la cessation des pulsations dans \é. cas d anévrisoie. L'habile chirurgien anglais , en donnant ce précepte, regardait comme une supposition ce qui ne s'est que trop réalisé; et en effet , n'est-il pas arrivé de lier la sous-clavière pour des hémorrhagies dont la source était dans la vertébrale? Nous devons à un professeur napolitain , le docteur Catholica , une observation qui ne laisse aucun doute à cet égard : il eut Tidée, avaut de bien serrer le lien , de comprimer le vais-* seau, pour juger ^ de la- cessation des battements, dans une tumeur anévrismale , résultant d'une blessure; les pulsations persistant « il renonça à la liga* tore et réunit par première intention. Chez ce sujet

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et frur uir autre, les atiévrismes de la^ertëbrale recon* naissaient unecause traumatique. Depuis que lésa rtèi*es vertébrales ne paraissent pas hors de toute entreprise chirurgicale , on a proposé plusieurs procédés pour les lier ; mais ils n'ont point encore, du moins à ma connaissance, été tentéssur le vivant. Iliautconvenir que dans les cas de blessure profonde de la partie itiférieure du cou , avec hémorrhagie artérielle, il est difficile de reconnaître le vaisseau lésé , même quand H n'existe point d'anomalie.

Enfin la vertébrale peut être blessée , ou atteinte d anévrisme , lorsqu'elle contourne l'atlas en arrière et en dehors , pour parvenir dans le trou occipital. Au rapport de Fabricius, un jeune homme périt par suite d'une plaie de l'artère, entre l'occipital et la première vertèbre du cou.

Les thyroïdiennes inférieures occupent le premier rang parmi les artères , dont les variétés sont nombreuses, en ce qui concerne l'origine, le volume et les branches qu'elles émettent. Si dans l'état ordinaire les thyroïdiennes proviennent isolément de la sous-clavière , il n'est pas rare de les rencontrer sortant d'un tronc commun à plusieurs vaisseaux et décrit par Harisson sous le nom daxe thvroïdien, fournissant la thyroïdienne inférieure, la cervicale ascendante, la cervicale transverse. Ce n'est pas néanmoins le mode le plus commun. On voit ordinairement la cervicale ascendante émise par la thyroïdienne inférieure, communauté d'origine consacrée par quelques anatomistes sous la dénomination d'artère thyro^cervicak. Il est plus rare de Voir la thyroïdienne nidtre simultanément avec la mammaire interne on Tintercoslale

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supérieure. On observe dans les modes variés de naissance de la thyroïdienne inférieureune succession graduelle (i); ainsi elle émane de la crosse ao;*tique y ou du tronc innominé , ou de la carotide primitive, et particulièrement à droite. .

Les thyro'idiennes inférieures proviennent d\in troncuniqpe inséré sous la sous-clavière : c est ce que jai été à même d'observer deux fois, et toujours du côté droite Les thyroïdiennes étaient rudimeritaires^et contrastaient avec le volume considérable des supérieures.

Sur , un assez grand nombre de pièces que j'ai recueillies ou qui ont été soum^ises à mon examen ^ j'tii constaté qu'une ou les deux thyroïdiepnes inférieures manquaient. Ce résultat me conduit à admettre Tabsence de la portion de vaisseau qui lui a mérité le nom qu'il porte, et, en réalité, on ne trouve point cette branche terminale, dirigée transversalement, passant devant la cinquième vertèbre cervicale , et derrière la carotide commune, pour aller, se consumer dans le corps thyroïde; mais ici i} faut reconnaître une artère affectant l'origine naturelle à la thyroïdienne , artère sensiblement diminuée de volume et fournissant la cervicale trans verse ; ensuite le tronc primitif, situé au-devant du scalène antérieur, envoie les rameaux que diairibue la thyroïdienne à Tœso-

(i) Malgré Ja variabilité d'origine des thyroïdiennes inférieures et surtout de la droite, on se persuade aisément que, dans réconomie animale, rien ne se produit d'une manière brusque et contraire aux lois fondamentales de Torganogénie. Au milieu de ce qu*on supposerait Paibné^ratioa des principes, ou voit se manifester une série de transitions pour qui sait (es suivre et sai^r leur enchaînement

lié ANCIMÂLIBS

phage et à (a trdchëe-artèrè ! là derrière bt*ë(dt*h« est la cèrvidale ô^eetkdàhté. Dané tëiië circéhstftnôe ^ H Toti voulait inteiœptêr le côtifs da saiig^ datte les th^iidt^ieutted , m n'aurait à lier que les liUpfitieuirej, et si Ton tentait d'apj[5iiquër tih fit ^ai* Tb^igine de la thyroïdienne , on pratiquerai! uiie opération au mdins inutile. La manque dé puisationâ , dans nne ciHîonstance ùix elles sont dUtihôteâ , comme à l'oceasion de l'h^peirtrophie du dti eancer développé dânâ lé cok^s thyroïde , devrait mettre eh garde ttontre tonte erreur.

À l'absenee des thyroïdienhés inférieures 'opposons la présence d'nn troisième vaisseau qUl s'eSt reneontré à droite , sans être cej^dant la thyroïdienne de Neubaiiër. L'observation ci-aî^i^ tain été communiquée par un laborieùt cônfrêTe, le docteur Alqnié. J al étudié {anomalie sut le Sujet , et je conservé ntt dessin qui la retraô'e avec Bdélité. Il s agit d'un enFànt à terme et du Sexe Péiiiihin. On aperçoit à droite une thyroïdienne surnuméraii* , éittèrgeanl dîstînctetnent de la partie itif^rfèure de là Sôus^àvière, pfèii la itiatiôibaire mtemé, pour f)adset en dessous et puis en avant de la Veine sous*clavièrfe torrespottdanié j se rendant au lObé droit du cOrps thyrdîdé , qui rfeçoik , en outré, deu^ antres artères thyroïdiennes. Ce qull importe de noter, c'est que l'artère Siïrntittiéraire est très superficielle, tandisque les homonymes sont profondes. L'incision de in pean et du ftisda eerVicafis la mettait â découvert ; Une légère blessure pouvait entraîner sa lésion. J ajouterai que I artère en question embrasse la veine sous-clavière droite pour passer au-devant et s'appliquer sur la carotide primitive à

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