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parmi elles des branches provenant de la partie antérieure de Faorte thoracique, dont quelques unes se consument dans le médiastin postérieur, lorsque d'autres se perdent sur les parois de laorte. J ai rencontré des médiastines postérieures en communauté d'origine avec des péricardiques.
VI. Dîaphragmatîques.'-' Indépendamment des artères de ce nom, dues à la mammaire interne, on en trouve d'autres que j'appellerai diaphragmatiques supérieures moyennes; néanmoins leur présence, qui a lieu à peu près une fois sur trois , constitue la variété. Ce sont les dernières branches sortant de laorte thoracique par sa partie antérieure. Ces artères, oubliées par la plupart des anatomistes modernes, ditE. A. Lauth (i), ont été à tort décrites sous la dénomination de péricardio-diaphragmatiques ; elles se ramifient à la partie postérieure des piliers du diaphragme. Il n'est pas sans exemple qu'elles naissent d'une intercostale. On ne doit pas confondre ces diaphragmatiques supérieures moyennes avec quelques artërioles que les œsophagiennes envoient au diaphragme.
VIL artères intercostales postérieures. Les artères intercostales aortiques ou postérieures proviennent de la partie postérieure de l'aorte pectorale. Leur nombre ordinaire s'élève à neuf, l'intercostale supérieure fournissant aux deux premiers espaces intercostaux. Le tronc s'étend-il plus bas, il s'ensuit une diminution dans les intercostales inférieures. Sur un homme qui périt dans la force de l'âge, j'ai trouvé dix intercostales à gauche , tandis qu'à droite on n'en comptait que
(i) Mém, de la Société (thist naî. de Strasbourg, t. I, a* livraison.
huit. Il y a une évidente solidarité oumérique entre les supérieures et les inférieures, et il ne faut pas oublier que quelques anatomistes considèrent la première lombaire comme une intercostale. La variété est ordinairement caractérisée ici par la diminution du nombre des vaisseaux plutôt que par leur augmentation. Sont*ils réduits à huit, même à sept, cette disposition dépend de ce qu'un même tronc envoie à plusieurs espaces iptercostaux , ou de ce que la dernière intercostale naît de la première lombaire. Rarement les branches homonymes , des deux côtés » présentent une commune origine, aberration dont j'ai été témoin dans trois circonstances , et toujours pour des intercostales supérieures; alors c'est la branche inférieure qui est la véritable continuation.- du tronc. Gomme la avancé Meckel(i), jamais les intercostales ne se détachent de Taorte sous des angles droits. Les variétés de volume des intercostales se manifesteat durant la lactation et portent plus spécialement sur les branches mammaires venant des deqx premières intercostales aortiques, branches que M. Cruveilhier a observées du volume de la radiale. Rien n'est plus propre à donner une idée de la capacité vraiment extraordinaire des artères après loblitération dun gros tronc , que la contemplation des intercostales à la suite de cet accident , accompli dans Taorte thoraci* que. J ai eu l'avantage d'étudier un Êiit de cette nature, et je regrette encore que le hasard ait fait tomber cette pièce si intéressante dans des maias aonoes qui lavaient dégradée, de manière à ea r^drela
(i) lÊÉimt/tl datuttomiê^nérale^ descriptive eî pathologique, tnà. par A.-J.-L. Jourdan et G. Brfschet, Paria, iSaS, I.II, p. 4M^-
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conservation impossible. Sur le cadavre d'une vieille femme phthisique, laorte était presque entièrement oblitérée au-dessous du ligament artériel. Je dis presque, puisque je pouvais encore introduire dans Fartère un tuyau de la dim^qsioi) de }a seringue d'Anel. Là où Fartère était froncée, oi| dis^ngu^it des plis longitudinaux, sans vestige d*un ancien coagulum,' sans un atome de concrétion calcaire. Les anastomoses des intercostales aortiques avec les intercostales supérieures et les mammaires internes, et celles des mammaires internes avec les épigastriques, s'opéraient par des branches d'un volume plus que triple de celui qui leur est naturel. Les artères occupant les espaces intercostaux, contournées sur elles-mêmes et tourbillonnées, offraient un calibre énorme, principalement les supérieures intercostales aortiques. La seconde du tïôtédroit, mesurée, avaitune circonférence de g millimètres. La région des côtes , en rapport avec ces énormes dilatations des intercostales, se moatrait partout abrasée et amincie (i).
(i) Du peu de fréquence des anomalies , quant au mode de distribution des principales brandies intercostales, il résvlte que l'opération de Ffimpyème pratiquée suivant les règles de l*art n'expose guère à la lésion de ces vaissenux. Que Ton me permette de mentionner un fait que je ne puis oublier, et qui offre quelque intérêt. Ed i836, me trouvant à Bordeaux, d'honorables confrères me prièrent de vouloir bien examiner avec eux un jeune marin italien. Je partageai leur opinion sur l'existence d'un vaste épancLement dans la cavité droite du thorax , et, cédant à leur sollicitation , je pratiquai aussitôt l'empyème. Le cas était urgent , le malade étant en imminent danger de suffocation. L* ouverture du thorax donna issue à tlne abondante sérosité sanguinolente ; quelques assistants (Crurent officieusement à la lésion d'une artère intercostale. Ne partageant nullement cette crainte, je jugeai qu'une pleurésie aigue