CHAPITRE X
ANOMALISS DB L'iUAQUE INTERNE OU ARTÈRE HYPOGASTRIQUE.
h'il est un tronc artériel que sa situation profonde , lorigine inconstante de ses branches, semblent sous-
traire à toute tentative chirurgicaie, nesfc-oe point celui de Thypogastrique, placé, par la richesse de ses anastomoses, cofBtiie une sorte d'intermédiaire entre les artères du tronc et celles des membres? Faisant allusion à la seule difficulté de la préparation anatomique des vaisseaux pelviens, A. Haller s'exprime ainsi ; Sed ùiadultis^profundœ et umbrosa pelvis est in quam neque cullro ^ neque luci facile adilum dure (i). M. le professeur Cruveilhier (a) avance que ia position de Thypogastrique la rend inaccessible aux opérations chirurgicales.
C'est en vain que tout ceci semble être réuni pour la mettre à labri delà ligature: sanctionnée parle succès, Texpérieuce a prononcé, et cette opération a pris rang parmi celles soumises ii des règles. . Les variétés de Thypogastrique intéressent la direction, la longueur de lartère, comme le lieu d'origine des branches qui en proviennent ; il est d'observation que celles-ci sont assez constantes , quant à leur existence.
Dans ] état ordinaire, c'est soUs un angle plus ou moins aigu que l'iliaque iiUerriese sépare de l'externe, et se dirige en bas et en arrière, pour gagner le côté interne du muscle psoas» D^s sa naissance, elle forme une courbure plus ou moins prononcée et à convexité postérieure, tandis que chez quelques sujets on la voit plonger directement dans l'excavation pelvienne.
Deux femmes, avancées en âge, m'ont offert l'exemple dhypogas triques affectant des deux côtés, dans
(l) iconès artèrianim pelvis.
(t) Truffé i'aT^t&mie lièkmptiire, u édition, Paris, iS45.
DE LILIAQUE INTERNE. 38^
la presque totalité de leur étendue, des courbures syinétriqueraent alternes et coïncidant avec une angustie marquée de tous les diamètres du bassin : ces inflexions artérielles, qui disparaissaient en allongeant le vaisseau, en intervertissaient les connexions naturelles, et, pour ne parler que de celles qu^elle a avec Tiliaque externe, elles devenaient une difficulté, peut-être même un obstacle à la ligature de riiypo^* gastrique.
Ainsi que nous Tavons déjà vu à Toccasion des carotides externe et interne, une méprise était facile, et Ton poiivait embrasser dans Tanse du fil Tune des artères iliaques pour lautre. Le moyen d obvier à cet inconvénient, c'est de ne serrer définitivement la ligature qu alors qu'on s'est assuré de la cessation nu diminution des battements d'une tumeur anévHsmale occupant là région fessière du vaisseau qu'on veut oblitérer.
Plus longue que l'artère, la veine hypogastrique est située en arrière et en dedans, rapport assez fixe : seulement, celle-ci, par les progrès de l'âge, tend à s'élargir, s'infléchissant vers le côté interne du bassin. Theile (i) nous apprend que, sur un anencéphale, la veine hypogastrique droite ne se joignait pas à la veine iliaque du même côté, mais se portait vers la gauche au-dessous du promontoire, pour se confondre avec la veine iliaque gauche. Ce fait est emprunte à Irlt.
Quand on s'est borné à étudier l'hypogastrique uniquement au point de vue descriptif, on n'a attache qu'une légère importance ù la longueur du vaisseau ,
dont les extrêmes ont été limités entre i centimètre 3 millimètres et 5 centimètres 4 millimcires; mais les progi*ès de Tanatomie chirurgicale, appelant Taltention sm* les dimensions de cette artère, ont administré la preuve qull en est peu dans l'économie dont les dimensions soient aussi variables , et cela d'un côté à Fautre; on pourra en juger par le tableau suivant. Les différences individuelles de stature n^ont que peu d^influence sur la longueur du vaisseau.
Longueur de r/iypogastrique à la première branche qu'elle fournit ci qui est ordmairenient filéo^lom' baire.