DE L ARTÈRE TIBIALE ANTÉRIEURE
par une extrëmiié capillaire, au voisinage du ligament dorsal du tarse; un trait qui réunit cette anomalie dans la même catégorie, c'est que la péronière antérieure fournit la pédieuse, prolongation ordinaire de la tibiale antérieure; et cette assertion ri*est passive que de peu d'exceptions. Pour mon compte, j ai constaté trois fois, deux adroite, ce genre d aberration, et toujours se reproduisant avec une frappante similitude, non seulement dans {ensemble, mais encore dans les détails. La seule différence consiste dans un rameau anastomotique mettant en communication la tibiale antérieure et la péronière, rameau qui nest pas constant.
On ne saurait confondre cet état anormal avec loblitération de la fin de la tibiale, oblitération déterminée par une compression artificielle. J'nvoue que, sur le vivant, admettant l'indication formelle de lier la tibiale antérieure à lendroit d'élection, c'est-à-dire au-dessous de la partie moyenne de la jambe, si 1 artère s'atrophie, elle ne donne point la pédieuse, et alors l'anomalie ne saurait guère être prévue avant l'opération, qu'elle rendrait inutile.
Dans les circonstances ordinaires, et pour la pratique, on n'est pas guidé par les pulsations artérielles. Pour pénétrer au fond de l'intervalle musculaire oii est situé le vaisseau, on se dirige surtout par les tendons du jambier antérieur de l'extenseur propre du gros orteil. Je doute fort qu'un examen attentif de la pédieuse conduise à reconnaître ici son origine de la péronière antérieure, bien que la première se trouvât par cela même plus déviée en dehors; mais, quand elle provient ainsi, sa capacité est moindre.
ftA3 ANOMUIM
AlUin Biirns «ssupe avoir coottaté lahaeiMM roiii* piète de la tibiale amérieure, que remphçaient des brapcb^a perfaraDto» soriant de la tibiale postérienre: la pédi^use vanait de la péroaière. M. le docteur Hngtlier a disséqué un suj^ qui n offrait aucuD vestige de la tibiale antarieuraî une branche voluiniiieose de la pérouière traversait le ligament ipterosaeux à s ppuces (54 luilliflfiètre^) au «-dessus de lariieulatiop iibio «• tarsienne , et tenait lieu iuférieuremeiit de la tibiale.
Geu^ qui se sont occupés de variétés artériellea et OUI coUigé d^9 faita relatifs à celle de la janbe* n'ignorent point qu'il est plus commun de renoo Ptrei4a tibiale antérieure amoindrie qu accrue dans son volunie. )e transcris de louvrage de Quaiu le relevé relatif à I artère tibiale antérieure ; sur 3i8 sujets, disposition normale ; sur 5 , origine du vaisseau , vità-vis larticulation fémoro-'tibiaie \ dans Tuu des cas, passage de lartère derrière le muscle ppplité; dans les autres, en avant de lui ; sur 6 sujets, anastomose de la tibiale à sa naissanpe avec la péronière ; dans S cas, trajet anormal de la tibiale; 9ur 3 sujets, dévelop* pement i^onsidérable de I artère, suppléant la tibiale posténeure d'un volume exigu ; une fois la tibiale aniérieure g4'éle est en partie remplacée par la péronière, et dans une autre circonstaut» par la tibiale postérieure (i).
Avant de traverser la membrane interosseuse» la tibiale antérieure donne un rameau aux muscles
(i) Ces deux derniers modes se sont présentes plus fréquents k mon observation et surtout le premier; je Pai nofé trois fois sur «oviron 25o sujets.
DE l'aRTÈRR TIRI4LK ANTÉRIEURE. 491
jumbi^r ppstéfieqr e( HéchU^eur puiuiimQ ^^% orteils J'ai vudei)^ fois la poplité^ gauche le produire, i^v^iU d'épcie^rp la tibisile antérieure. Haller a observé qu il étfiit la source de Tartère nMtricière du tibia « et il ç'exprjm^ ainsi : « Quem raq[)uin vidi, uptritiani tibiai » dédisse^ et si tamen id rarius e^t et ewm demuip ti- » bialis postica fere semper edit, yidi buQP eumdçm » raïQum perforasse poplitepm musculum, eiqu^ » ramum reliquisse. »
Placée sur la face aptérieure dl) ligament iptero^seux, lartère tibiale fournit un grand ^0|nbr^ d« branches proven^^n t de ses parties latérales et destinée^ pour le jambier aniérieur, Içs ei^ten^eurs d«$ orteils. Aussitôt qu'elle a traversé le ligapient intçrosseux , la tibiale -ém^t la réciirrente antérieure, prière parfois considérable; ipuis le contraire ad* vient, lorsque, comme je Tai déjà indiqué, la tibidle, réduite insensiblement ^ Tétat capillaire, s'arrçtç prè^ de Tarticulation tibio-tarsiepne et que la pédiçuse provient dç la pérouière. Sur une piège heureusement injectée et alors même que la récurrente tibiî^le antérieure n'avait qu'un médiocre volume, elle s'épanouissait sur le genou en ramuscules à direction diverse, formant un élégant lacis vasculaire recouvrant Textréuiité supérieure dn (ibia. l^ récnrr^i^te tibi^h^ sinosculait ipî avec l'articulaire interne ut même avec l'exterue. M.Cruveilhier a trouvé une récurrente volu mineuse, c[ui se portait transversalement au-dessous
de la rotule et se terminait sur la inbéni«ité interne du tibia (1).
(1) Pelletan a publie, il«iutf sa Clinique chii'urificale^ t. Il, p- 4'^ une inlére<i.«aute ubservaiion . âou<i ce titre : Aiiévrisnie d'uite
ïjts artères mall^laires seraient plus conveDable ment dënommées articulaires; et ici , quant à leur origine et à leur mode de distribution, il n^est pas toujours facile de poser la règle et d^établir la variété. Ces artères se détachent de la tibiale antérieure au quart infiérieur de la jambe, plus pi*ès néanmoins de Tarticulation tibio-tarsienne; leur origine a lieu quelquefois au même niveau. Lanterne sort de la tibiale plus bas que Texterne.
La malléolaire interne a un ti*onc unique, où celui-ci est représenté par deux ou plusieurs branches, dont les unes supérieures vont à la malléole interne, les autres inférieures se portent sur Tarticulation du pied avec la jambe et donnent des rameaux au scaphoïde et au grand cunéiforme. Il est peu fréquent (|U*un rameau de la malléolaire interne ne constitue point une anastomose entre elle et la plantaire interne. Trois OU quatre fois, sans que j'aie noté le côté, j'ai constaté Tabsence complète de la malléolaire interne, que remplaçaient pour le tibia, une branche de la tibiale postérieure et pour le pied des rameaux émergents
branche de l'artère tibiale antérieure, sans pulsations et avec éroàion du tibia. J'ai lu avec soin les détails de la maladie, et je reste persuadé qn*il s*agit d'un développement morbide de la récurrente tibiale, mais principalement d'un anévrisme ayant son siège daos les vaisseaux de Textrémité supérieure du tibia raréfiée , énormément dilatée, comme dans le spina-ventosa, et réduite à la consistance d'une coque fibreuse. J*ai disséqué une tumeur de même nature, qu*il faut se garder de confondre avec les fongns bématodes, tumeur qui avait envahi la totalité du quart supérieur du tibia, après s'éire spontanément manifestée sur son côté externe. La récurrente tibiale antérieure, mesurée à son point d'émergence, n*avait pai moins de a millimètres de diamètre.
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de laitère tarsienne. Il est rare que la malléolaire inlerne doive son origine à la péronière.
Plus grosse que Tinteme, la malléolaire externe est plus variable, quant à sa naissance et par suite à son trajet ; on la voit se détacher sous le ligament dorsal du tarse , à la même hauteur que la malléole interne. Elle émane de la tibiale antérieure, 2 ou même 3 pouces (54 ou 81 millimètres) au-dessous du ligament. Elle est fournie par la péronière postérieure, et traverse le ligament interosseux; suivant quelques uns, elle a deux racines, Tune due à la péronière, Tautre plus grosse, à la tibiale antérieure. Il y a ceci de remarquable pour l'artère en question, c'est qu'en découvrant son origine, on prévoit son trajet, et réciproquement. Aucun auteur, à mon avis, n'a plus clairement rais cette assertion en évidence que le professeur Cruveilhier, auquel j'emprunte les paroles suivantes ( i ): «Quand la malléolaire externe natt sous le ligament dorsal du tarse, elle se dirige transversalement en dehors, pour s'infléchir au-devant de la malléole externe et se porter d'arrière en avant sur la face dorsale du tarse ; dans le cas où la malléolaire externe naît plus haut, elle se porte obliquement en bas, devant la malléole externe, puis sur le côté externe de l'astragale. Dans tous les cas, la malléolaire externe se porte d'arrière en avant, sur le côté externe du euboïde et vient s'anastomoser avec l'artère dorsale du tarse. Tous les anatomistes ne regardent pas néanmoins la malléolaire externe comme produite, suivant la règle, par la tibiale antérieure. Ainsi E. A. Lauth con-
(r) Anatomie descriptive, 1. H, p. 736, 2* ëdiiion.
&6A AiNOteALtES
.Mdéré la malléolairè comme dérivant nortfkalettleAt de la péronière antérieure. Pour moi ôette proposition, par trop exclusive, ne doit s appliquer eti féalité r{u'aux circoft^tanceft ttientionnéés datid lesquelles la tiblalé iltitérielire, attioitidrie sënsiblëlnent dans son dalibrè, et arhéiéé paf retiréuHté inférieure du tibia, tiè! donne point les artères ^ii dos du piôd.
Alltt0tdB Ht.
L'artère pëdieuse.
tja pédicuse ou dorsale du pied, continuation de la tibiale antérieure, a pour limite supérieure, bien qu'arbitraire, le ligament dorsal du tarse sous lequel elle naît, plus près de la malléole interne que de l'externe. Ce vaisseau se termine à la partie postérieure du premier espace interosseux métatarsien, pour s'enfoncer dans la |)lante du pied, où, avec la tibiale postérieuie, il concourt à former l'arcade plantaire. N'oublions point que, sous le ligament annulaire tarsien, la pédieuse est contenue dans la même gaîne fibreuse que le tendon de l'extenseur propre du gros orteil. L'artère se dirige obliquement de debors en dedans etd'arrière en avant; son trajet est assez bien représenté par une ligne partant du milieu du cou-de-pièd,et se rendant au premier espace interosseux. La |>édieuse ofFre une courbure légère à concavité interne Le tendon de l'extenseur propre du gros orteil est placé en dedans de l'artère, la première division dû muscle pédiëiixla croise obliquement, de telle sorte qu'en arrière, il est en dehors d'elle, tandis qti'en aVaîit, il eèt dituë à èon cdté in-
DE LAAtÈfttf PÉDIËUSE. 40)
térnè. Deux ireines satellites occupent les parties latérales de la pédieuête, que longe en déhorè la braiicbé itlterne du nerf dorsal profond du pied, branche dont la position est variable et que Ton rencontre quelc|ue» fois en dedans. Uti tiësu cellulaire ^eri^ réunit ccft parties, les applique sur les os du tarsé^ constitue même une sorte de membrane fibreuse ou fascia d'une certaine densité, cbea les individus qui ont Thabitudé dei chaussures étroites et tr^s couvertes. '^
La pédieuse ne provient point toujours de la ti^ biale stntérieure; die sort aussi de la péronière, ce qtié j'ai observé au moins quatre ibis, jamais des deujt c6tés , mais deux à droite et autant du côté opposé. La figure II, planche 1 7% esi la fidèle représentation de ces Cas anormaux, réunis par une analogie qu'on ne saurait méconnaître, si je m'en l'apporte à tnes observations.
Sur un sujet mâle, dans la force de 1 âge, et injecté pour les études anatomiques, la tibiale antérieure droite, partant d'un petit calibre, arrivée à rextrétttité inférieure de la jambe, n'apparaissait plus qu'à i*état de vestige. La tibiale postérieure n'était aussi que fort peu développée. En antagonisme avec les deux ti^ biales, la- péronière avait acquis une capacité à peu près double de celle qui lui est habituelle ; parvenue au bas de la jambe, elle se divisait en deux branches. Tune postérieure, l'autre antérieure; la première navatt rien de particulier; quant à l'antérieure, sa grosseur devait la faire considérer comme le prolongement du tronc péronier, traversant lextrémité inférieure du ligament Interosseux se dirigeant Sur rextréniité intérieure du tibia etcroisaiit presqucà angle droitl'ar-
hO$ ANOMALIE»
tîculatiou tîbio-tarsieuue i le vaîbseau poursuivait son trajet descendant et s'engageait sous le ligament dorsal du tarse; la pédieuse, naissant alors, cheminait en bas, en avant et en dehors; dans la seconde portion de son trajet, elle était sous-jacente au tendon du long pé* ronier, à la languette charnue , la plus interne du muscle pédieux et aux divisions tendineuses de l'ex* tenseur commun des orteils ; non loin de larticulation du troisième cunéiforme, avec le scaphoide, la pé» diense se contournait en d<!dans, ayant à son côté in* terne le tendon du long extenseur propre du gros orteil, parvenait à Textrémité postérieure du premier espace interosseux, et là, sa disposition ultérieure de* venait normale.
Chez un autre individu, et encore à droite, raberration artérielle , quoique la même au fond , se présen* tait avec un caractère particulier : je veux dire que la pcdieuse , arrivée vers le creux astragalo-calcanéen, y était retenue par une bride fibreuse, dépendance des trousseaux obliques superficiels du ligament qui assujettit l'articulation astragalo-calcanéeniie.
Si je suis entré dans tous ces détails, c*est, je le répète, qu'à quelques légères modifications près, cette exposition anatomique me semble convenir à la plupart de ces déviations où la pédieuse se. détache de la péronière antérieure : en résumé , comparant cette origine insolite du vaisseau à celle réputée naturelle, on voit que, dans le premier cas , son volume est assez généralement moindre que dans sa portion sus-tarsienne; qu'elle se trouve plus en dehors, plus voisine de la malléole externe (|ue de Tinterue, quelle est recouverte pur le péronier antérieur, enfin que
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purFots uu-devaiit du coii-de-picd y existe un long Fameau capillaire inpsculaut la tibiale antérieure avec la péronière. Au point de vue de 1 application pratique, quelle induction peut-on tirer du fait que je viens de décrire et de ceux qui s'y rattachent? l/artère, étant lésée près de larticulation tibio-tarsienne, y est superfi* cielle, et sa ligature n offrirait pas de difficultés. Le jet de sang indiquerait que le trajet du vaisseau est dévié. La compression , exercée comme il convient dans la position ordinaire de la pédteuse, serait sans efficacité. Le guide que 1 on trouve communément dans le bord externe du tendon de lextenseur propre du gros or-^ teii , |>our être conduit sur la pédieuse , ne pourrait , dans cette circonstance, diriger Fopérateur. Faisant allusion à Texemple de Tartère embrassée par une expansion ligamenteuse, ne pourrait-il advenir que, dans cet accident, très rare, à la vérité, laluxation du pied en arrière, le vaisseau se rupturât ?
Une autre variété de la pédieuse, ne provenant point de la tibiale antérieure, nous la montre naissant simultanément de la tibiale postérieure et de la péronière, mais surtout de celle-ci; la tibiale postérieure contourne le tibia en avant pour rejoindre la face dorsale du pied; c'est ce que démontre une figure due à Tiedemann et reproduite dans le Traité d'anatomie de MM. Bourgery et Jacob, planche 5o^ figure 4- La pédieuse manque complètement, et les branches qui ont coutume d'eu naître sont fournies par la tibiale postérieure et la péronière. Que la pédieuse dérive d ailleurs que de la tibiale antérieure, le volume de la première, vers Pun des bords du pied, suffira pour détourner de toute recherche dans sa place ordinaire.
&1A ANOMALILS
Eat-élle sous-cotanée , ainsi qu'on l'tf constaté, ses pulsations indiqueront sa présence. Enfin, pouf terminer Tindication des anôtnalies de fartère , je rap* péllerai une observation de E. A. Laoth. Il a dëcodven une pédiense très grêle, se consumaùt dans lé premier espace interosseux par une artère capillaire, pfôfetide et anastonf otique , tandis que la péronièl^ antérieure formait une Seconde pédteuse , d^uli gros tolufne, un peu déjetéè en dehors, dovtttâfit les artères du tarse et du métatarse. Ces deux pédieusès étaient âans communication entre elles ( i ).
Paimi les branches internes émanées de la pédiétistf, il eu e^t une , la tat*sienne interne , qui est eonstaùté quant à soti existence, mais, d'autre part, sujette à varier. Souvent elle devient la collatéindë interne du gros oKeil, ou, moins longue , elle à anft^tomo^e àvéc la plantaire interne; quelquefois 6llè s'ârrâte vis-à^vis
(i) Peu d*artères paraisâeat mieux disposées pour la compression que la Aôrsélè du pied , eu faisoti do ^i«ifia|vè si direct des os , et cepMhd«iit r«ipérieiice ooat «p^icnd q«e dette méthode a kk entr^oé da graves accidents , qa*ob aurait peQt-4tre prévenus eu lai sabstituaut la ligature. Celle-ci , d'après une observation publiée par un cbii'urg^ien de marine, fut cause d*on tétanos mortel , qu*il attribue k ce que lé neff satellite d« là pédiense fut (ïofnpris dans Fànsè dn fil. Je ^Êêm d'un estimable eoiftère , qui a lonetampa «xércé h Gayenne, qu*appalé près d'un jéiuie ncgre, qui venait d'avoir la pédieuse ouverte près de son origine et par un instrument traocbant , il eut recours à la compression régulièrement exercée. Il ne retourna près du blessé que deux jours après, des symptômes de trismus avaient déjà éclaté. L'af^^il, qai ne poavait plus éira sii{iporté, fut aassitèt enlevé sans que rhémorrhagie reparut. Sept jours, à dater de la blessure, le malade fut enlevé par le tétanos.
Je ne crois point qu*on ait observé d'anévrisme spontané de 11 pédieuse, et les cas «ranétrisme trdumatlque li^ sont pas fréquents.
DE L AIITÉilË PÉDIËUSE. AI4
l'articulation du premier cunéiforme avec le plumier métatarsien.
La dorsale du tarée du sns-lârsienne se trouve en rapport inverse de volume avec la malléolaire externe et la métatarsienne , pouvant naître de la première.
J'ai déposé dans le musée anatomique de la Faculté un pied gftnche injecté t et ^ur lequel là tarèientid éiffère peu en Vdlume de la pédieuse, dont èU« èdt ttttt brmohe de bifurtâtiofA. Elle forme ttu-éevànt de ti malléole exteitie utse belle ahdstottHïse avec là rûël-^ i^olaire^ et e'e^t de qui à lieu communément qtiànd Kl tak^ienne se termine indivise. Lo^qne le MBtMir^ advient, l'une des branches va gagner le côté externe de la plante dn pied, tandis que l'autre constitiie la pfehiière interosseuse dorsale dtr quatrième espacé intéroâseut. On voit aussi la tarsienne remplacée pà^ trois ou quatre branches, qui en donnent de nouvelles, et fep^ésentènt un lacis vasculairé; alors elles Ue participent point à la formation des interosseusës.
L'artère sus-métatarsienne vient isolément de là pédieuse ou en communauté d'origine avec la précédente. Elle peut manquer, cdmme branche distincte, de la pédieuse, et être suppléée par des rameaux dé la tarsienne, circonstance dans laquelle il n'y a plus d'arcade dorsale du pied. Lefe artères dU métatarse et les interosseuses dorsales h'e^tistént pas; ce sont les interosseiises plantaires qui les remplacent.
&1S A>0MAUb5
>no& X tw.
Tronc tibio-péronipr.
Cetle arlèi*e fail suite à la popiitée , dont elie peut être considérée comme la branche interne de bifur-» cation , et s'étend de iorigine de la tibiable antérieure h la division du tronc lui-même en péronière et tibiale postérieures : sous le rapport de la direction , il est la continuation de la popiitée. et se trouve situé entre le soléaire , qui est en arrière ^ et les muscles de la couche profonde, placés antérieurement. La longueur du tronc varie de 6 lignes, i pouce, i pouce et demi et même trois ( 1 3 millimètres, ay millimètres, ^o millimètres).
Le nombre des branches se détachant de la tibiopéronière est eu raison de su brièveté ou de sa prolongation. Dans ce deiuier cas, elle donne une récurrente interne, la nutrîctère du tibia et quelques rameaux innominés , qui se consomment principalement dans le soléaire : tous ces vaisseaux émanent, çilors que le tronc est court, les derniers de la péronière, les autres de. la tibiale postérieure. Notre collègue , M. Cruveilhier, a vu la tibio péronière s'étendre jusqu'à la partie interne du calcanéum, où elle se divisait en plantaire interne et plantaire externe. La fig. I, pi. XVH de latlas, monti*e un tibio-péronier gauche se prolongeant indivis le long de la face postérieure du péroné, et ne fournissant qu à Textrémité inférieure de la jambe un rudiment de la tibiale pos-
DU TRONC TiitO-PÉRONIER. AÏS
tërieure (i). Le tronc tibio-përonier a un calibre consi(iérable« quoique moindre que celui delà péronière et de la tibiale postérieure réunies; sa direction est verticale; il longe la Face interne du péroné plutôt que la postérieure , moins adhérent à les que ne Test la péronière normale.
A mesure qu'il devient inférieur, il s'éloigne du péroné; se rapprochant du tibia, ih semble iious rappeler la tibiale postérieure, que, dans la plus grande étendue du membre, on chercherait en vain. On trouve un rudiment de ce vaisseau se rendant à la région plantaire interne. Je reviendrai avec plus de détails sur cette anomalie en parlant de la tibiale postérieure. Je me bornerai à dire que la jambe droite du sujet de cette observation «offrait rien que de naturel dans Torigine et la distribution des artères.
( i) J'ai été incertain du titre sous lequel il convenait de présenter cette anomalie qui en eotraioe d'autres ; il m'a semblé naturel de l'admettre comme prolongation insolite du tronc tibio-péronier, qui serait ici plus exactement dénommé péronéo-tibial , car la portion jambière de la tibiale postérieure n'est que rudimentaire. J*admets qu'on puisse cependant revendiquer ce fait en faveur du développement extraordinaire de l'artère péronière, tenant lieu à la jambe de la tibiale postérieure. Je le répète, la direction du tronc artériel m*a porté h le dénommer, ainsi que je Pai fait.
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