TRAITEMENT CHIRURGICAL
Soins prémoniloires.
Il faut que le malade soit mis dans une salle où la température soit au moins de 20°; l'expérience que l’on a acquise en ovariotomie démontre en effet que le choc
dépend en grande partie de l'influence du froid sur les intestins. À:
Le ventre sera nelloyé au savon de potasse avec une scrupuleusé exactitude, puis lavé à l'alcool et enfin désinfecté avec une solution de sublimé au millième.
Le chirurgien observera les précautions antisépliques d'usage pour sa propre personne, précautions si connues que nous croyons inutile d’insister sur ce sujet. D'autre
part, comme l'opération est difficile, qu’elle nécessite beaucoup d’habileté manuelle et d’esprit de conduite, le
chirurgien ne l’entreprendra que lorsque son expérience et son adresse lui en donnent en quelque sorte le droit. C’est que dans la chirurgie abdominale, un apprentissage préalable est absolument nécessaire.
Arsenal chirurgical.
En outre des instruments habituels tels que ciseaux,
bistouris, pinces hémostaliques, il faut que le chirurgien
pi
ait de grandes pinces plates pour arrêter l'hémorrhagie en nappe, des éponges plates montées pour maintenir les intestins, des rétracteurs larges et articulés à angle droit sur le manche. Si l’aide est habile, on peut au besoin remplacer tout cela par un ample double de gaze antiseptique qui enveloppera les intestins et que l’aide maintiendra avec les doigts (Fowler).
Chloroformisation.
Beaucoup de chirurgiens américains croient à. l'heure actuelle qu’on peut se passer de la chloroformisation préalable qui assombrirait le pronostic et se contentent . de l’anesthésie locale à la cocaïne: mais cette pratique n’est pas observée par la majorité des chirurgiens ; elle est èn tous cas contre-indiquée quand l'opération doit être longue et difficile. :