OBSERVATION II
M. T..., 63 ans, nous est adressé le 1° août 1934, avec le diagnostic clinique de tumeur néoplasique de la fosse iliaque droite.
TT
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Eve
Voici l’histoire de sa maladie :
Il aurait commencé à souffrir du ventre depuis 8 ans, se plaignant de douleurs insidieuses et continues de la fosse iliaque droite qui se manifestaient sous la forme de petits élancement douloureux, jamais accompagnés de vomissements. Depuis 3 mois, ces douleurs ont brusquement augmenté d'intensité en même temps qu’une diarrhée abondante est apparue. Pendant toute cette période, l’état général jusque là resté satisfaisant, commen:e à s’altérer.
A l'examen, on constate simplement dans la fosse iliaque, la présence d’une tumeur dure, irrégulière, bosselée, de la grosseur d’un poing. Cette tumeur, très peu mobile, n’est pas douloureuse à la palpation.
Pas de vomissement ; diarrhée abondante sans melœna ; température à 38°.
Une numération leucocytaire ne montre pas de signes de suppuration.
D'autre part, l'examen radiologique montre que la palpation de la tumeur sous l’écran, mobilise le cœcoascendant. En outre, après ingestion de baryte, on note une vacuité à peu près complète du bas-fons cœcal, qui est relié au cœco ascendant par une zone rétrétie injectée de gélobarine (voir radio). Ces signes font poser le diagnostic radiologique de tumeur cœcale non sténosante. |
En présence de cette tumeur de la fosse iliaque droite, dure, irrégulière et non douloureuse se présentant chez un homme âgé et d’après le résultat de l'examen radiologique, nous posons le diagnostic de tumeur néoplasique du cœcum.,
Mais notre malade, atteint de bronchite chronique avec crises d'asthme fréquentes, avait un taux d’azotémie élevé (3 gr. 80) ; on juge alors prudent avant d'intervenir, d'améliorer l’état pulmonaire et de le désintoxiquer par un traitement médical.
On diffère donc l'intervention de quelques jours et bien que la formule leucocytaire soit normale, on juge bon pour agir contre tout état stercorémique possible, de mettre de la glace sur le ventre. Le malade quitte la clinique 6 jours après ; à ce moment, la tumeur présentait toujours ses mêmes caractères sans qu’on puisse noter la moirdre régression.
Nous revoyons le malade le 25 août, à te moment, nous sommes frappés de constater que la tumeur, qui, à notre premier examen, présentait le volume d’un poing, n'avait plus maintenant que celui d’une noix. Dès iors, le diagnosti: d’appendicite tumorale s’imposait, nous intervenons le lendemain.
Intervention à l’anesthésie locale. L’incision de Roux montre un appendice long de 4 centimètres environ, gros et tuméfié, entouré de masses granuleuses, inflammatoires, le tout en position latéro-cœcale dans l’espace pariéto-colique droit. Le cœcum et le bas-fond cœcal sont indemnes de tout épaississement douteux. L’appendice reséqué, deux mêches sont laissées au contact de son moignon qui n’est pas enfoui.
Fermeture de la paroi en trois plans.
Les suites opératoires sont très simples, sauf l’apparition, vers le dixième jour, d’une fistule stercorale peu abondante, qui se tarit spontanément:en 15 jours.
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Revu le 17 octobre, le malade ne présente plus de douleurs abdominales ; plus de troubles digestifs ; le ventre est souple ; au niveau de la cicatrice, il n’existe plus qu’une toute petite plaie cutanée tout à fait superficielle. |
Ê] . OS , r L'examen anatomique de la pièce n’est pas pratiqué.